@Ritonas 4
Je ne suis pas sur d’avoir compris, je vois deux
sujets : la vulgarisation scientifique pouvant faire croire qu’on maîtrise
la discipline (évidemment, c’est le piège) et la rigueur sur les disciplines
qu’on ne peut pas mélanger n’importe comment. Et je crains d’ajouter la
confusion à la confusion là-dessus.
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La science consiste à comprendre comment ça marche (ou comment
ça se passe).
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J’ai peut-être été maladroit avec Pi, simplement j’en ai un
souvenir très pauvre (à part que cela sert à calculer la circonférence, j’ai
bien compris). Je n’ai même pas appris les fractions et les angles à partir du
cercle, alors que celui-ci permet de les mesurer et les varier. Les fractions,
c’était le trait qui séparait des nombres et les angles des coins de triangles.
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De même, la physique au collège a été très désagréable pour
moi et j’étais mauvais. C’est la lecture de « Patience dans
l’Azur », d’Hubert Reeves qui m’a tout remis en place et je me suis mis à
réellement apprendre, mais je n’avais pas pris l’orientation scientifique au
lycée. On n’apprend toujours pas les quarks U et D à l’école, alors c’est
justement à partir d’eux qu’on comprend les assemblages qui font l’atome et
leur raison d’être les uns par rapport aux autres (le neutron n’est pas
« neutre », mais contient des charges électriques inverses qui fait
son maintient comme sa raison de s’associer aux protons). Et j’ai eu plusieurs fois cette expérience.
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J’ai pris l’exemple de
Phi, qui me semble un formidable outil de compréhension de « ce qu’il se
passe ».
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Je suis sensible à la façon dont on apprend. La science
n’est pas simplement une question d’étendue des savoirs (faible pour ma part),
mais aussi de tête bien faite. Apprendre sans comprendre me semble pire que ne
pas savoir. C’est comme ça qu’on fait n’importe quoi avec. La tête bien faite
permet au moins de savoir empoigner un nouveau sujet en sachant faire la part de
ce qu’on y comprend et de ce qu’on n’y comprend pas.