@yoananda2
Le sachiez tu ? il a été récemment découvert que les microbes pouvaient
voyager dans l’atmosphère le long de sorte "d’autoroutes"
Oui, j’avais déjà entendu l’émission que Gaspard m’avait mise
en lien. Les voitures sont des très bons diffuseurs de pollen sur les grandes
routes, même si c’est moins glamour que les abeilles. L’air transporte le
plastique, aussi, en toutibout, même en Arctique. Quand une ile volcanique nait
au beau milieu du Pacifique, elle se couvre assez vite d’une première moquette
végétale grâce aux flux aériens. Les graines de palétuviers, entadas, bonnets
l’évêque, cocos, etc… font plus de 10 0000 km sur les océans. Il y a aussi les
vents de sables qui portent loin, ou les pluies de poissons qui démontrent la
force des courants aériens.
Il ne faut pas voir non plus d’intentions partout,
évidemment. C’est surtout une accumulation de complexité qui multiplie les
occasions, avec l’activité propre à chaque espèce vivante, y compris en micro,
pour éviter l’anarchie bloubi-boulga. C’est pour ça que si la conquête de
l’espace reste utile, au moins pour rapporter des infos, aller coloniser mars
d’ici 2030 ou 50, ça me fait rigoler.
Pendant ce temps, le bestiaire se multiplie à Tchernobyl,
même avec des malformations, faut croire que c’est moins pire qu’ailleurs.
Pendant ce temps, on se soigne, même pas malades, en s’injectant des produits
qui tripotent l’activité génétique de nos cellules. Bref…
Sinon, cet échange m’a éclairci. J’aime bien Technos contre
Gaïa. La preuve que la spiritualité n’est pas déconnante, mais au contraire un
outil intéressant pour aider à chercher un bon paradigme. Ce qui semble contre
intuitif et en fait non. C’est la raison de la posture de Lovelock, d’une
certaine manière, son travail : la spiritualité et la science devraient marcher
ensemble, les deux versants de la montagne, et non pas les deux béliers qui
s’affrontent, comme la religion nous y a habitués, en tout cas celle vécue en
France.
Sachant qu’il est incertain qu’un paradigme soit
scientifique, si tant est que la science est une affaire de démonstration par
la preuve. Le paradigme est une affaire de conscience, et la conscience est spirituelle,
pas scientifique. Un paradigme vise à
s’adapter à ce qui se passe. Un concept est un outil, un outil mental. Si c’est
un outil d’observation, comme le télescope, l’abaque ou l’oscilloscope, ça reste un concept scientifique. Si c’est un
outil de transformation, comme la main ou le tracto-pelle, j’envisage cela
comme concept spirituel. L’épistémologie est un examen de notre manière de
penser les choses, de notre travail d’esprit. Une école de pensée est
spirituelle, pas scientifique si celle-ci concerne les faits et les
descriptions de phénomènes. Cela lève ce mantra à la con : « il faut
croire en la science » et ça repositionne la responsabilité de ce que nous
sommes : nous savons que nous sommes dotés de d’esprit (de conscience),
qu’en faisons-nous ?
Sachant aussi, et conséquemment, que la technique n’est pas
en soi contre Gaïa. C’est ce qu’on en fait. Dans la course universelle à la
complexité, un système supérieur ne peut pas être contre un système inférieur,
détruire ses constituants. Là, c’est Technos qui de développe en prédatant Gaïa.