@Ritonas 4
Je pense à une confusion, au lieu de "science" et "spiritualité" prenons
comme analogie la langue française et la langue chinoise et que nous
parlions ces deux langues. Il faudrait donc parler absolument les deux
langues en même temps pour communiquer ou plutôt mieux se comprendre ?
Ce que vous
dites, ça peut marcher avec un couple franco-chinois, c’est même sympa de se
créer un pigdin, c’est bon pour la love-love. Les enfants, eux, vont être
bilingues et diront en français ou en chinois selon le parent. En fait, les
français sont particulièrement construits monolingues, sont rétifs à apprendre
une nouvelle langue. J’ignore si c’est la majorité de la population mondiale,
mais être bilingue est aussi un standard, souvent entre les langues
vernaculaire et véhiculaire. Les africains francophones nous connaissent
parfaitement et savent énormément de nos mœurs, contrairement à l’inverse. Ça
passe un peu maintenant, mais dans mes premiers voyages, j’ai plusieurs fois
entendu « Vous, les français, la première question que vous posez quand
vous voyagez est : que pensez-vous des français ? ».
Concernant
notre sujet d’échange, Rabelais avait déjà répondu : science sans
conscience… On a bien affaire à un
problème de relation entre science et spiritualité alors que les deux sont
nécessaires et interdépendants. Je plaide, dans tout cet échange que nous avons
sous l’article de yoananda pour mieux comprendre l’étendue de définition du
concept de spiritualité, que la science, telle qu’elle est pensée et pratiquée
aujourd’hui, prétend nier et recouvrir tout en même temps.
Exemple :
Robert Rosenthal a démontré
scientifiquement l’action placebo (même de la part d’humains sur des rats).
Pour autant, est-ce un phénomène scientifique ? On sait bien comme la
science bogue là-dessus : c’est sulfureux, obscurantiste, admis d’un côté (mon médoc autorisé ?
Oui bien sûr et heureusement), nié de l’autre (son invention ? c’est du
charlatanisme !).
La science de la preuve ne peut pas reconnaître le
pouvoir de l’esprit (en bien comme en mal), pourtant si on était plus éveillé
avec ça, (informés, pas gênés d’en parler, éduqués comme on éduque au sport pour
la santé du corps), on verrai tous bien mieux le putain d’effet nocebo de ce
plan pseudo sanitaire.