De la difficulté de faire de l’entomologie forensique en France.
En France il est interdit de laisser pourrir un cadavre humain dans son jardin, soi-disant que c’est illégal. Que ne feraient’ils pas pour gêner la science. En Australie et certains états US c’est permis.
Du coup je me suis rabattu sur un rat dans le caniveau. Au dessus de 4° les insectes arrivent normalement et 11 à 14° on tape dans l’optimal. Les mouches vertes ou bleues sont arrivées assez vite, pour valider la date de la mort que je connaissais il ne restait qu’à attendre l’arrivée des asticots. Et voilà que la société s’est encore opposée à la science en la personne du balayeur municipal qui l’a fait disparaître. J’étais déçu.
Quand j’apprends que les russes ont laissé des cadavres derrière eux qui ont plus de 48h, l’espoir reviens de continuer mon étude.
Grosse déception, on parle de 400 cadavres, pas un seul visage visible pour dater la mort, en 24-48h ça change.
Le peu de chair qu’on voit, ce n’est pas la couleur d’un cadavre de plus de 24 à 48h.
Pas de ventre gonflé, même pas de mouche ou asticot.
Que la propagande ukrainienne veuille baiser les russes, pourquoi pas, mais qu’ils fassent attention à l’IMP ou interval post-mortem. Ils m’ont autant déçu que le balayeur municipal.
Je ne sais pas si ce sont des cadavres sans voir leur visage et si s’en est c’est du frais de moins de 48h. Petits canailloux ces ukrainiens.