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Commentaire de TchakTchak

sur Interview d'un créationniste


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' TchakTchak 19 juillet 2022 08:09

@JL

L’information ne se détruit pas, elle se transforme.

Plus exactement, elle s’accumule. Les premiers instants du big bang produisent une nuée de toutes sortes de particules élémentaires (la liste continue à s’allonger aujourd’hui). Certaines s’adoptent entre elles, les quarks U et D, en trio, pour former des neutrons (pas neutres en fait, de charges puissantes mais à somme zéro) et se regroupent avec les protons, de mêmes quarks (mais 2 U et 1 D en envers du neutron), à charge +1 et contractualisant avec une autre particule élémentaire : l’électron, pour faire un atome en équilibre de charges. Et c’est définitif, le programme est rentré pour toute la durée et les endroits possibles de l’univers. Si cette logique de programmation (le mot n’est pas joli, j’ai celui-ci sous la main, mais indique au moins une progressivité, plutôt que "loi"), n’existait pas, l’univers ne resterait que chaos permanent.

L’émergence de la cellule a créé un nouveau concept : le milieu intérieur et celui extérieur qui déploie tout le monde biologique d’interactions entre ces deux milieux. Autre encodage.

L’empilement des encodages a déterminé que les animaux ont toujours des reins (2), un cœur (pas 4), des yeux, des estomacs (1 pour les carnivores et omnivores, 3 pour les herbivores), etc… et ce sera toujours comme ça, du moins dans notre période d’écosystème général.

Le gland n’est pas le chêne, mais il ne fera jamais un conifère. Le gland est donc quand même le chêne, il y a son imago, son programme.

Notre métabolisme est une somme de matériaux, mais c’est l’intelligence biologique qui a accumulé, compilé par milliers, ou milliards, avec le temps, de codes, programmes et fonctions pour animer notre réalité corporelle, qui tient non pas tant sur ses matériaux que sur son holisme général et détaillé. De même que notre esprit est la composition et la somme, ou son égrégore, de tous les micro-organismes et micro-esprits qui font notre corps.

 

J’aime bien l’ophrys apifera, une orchidée au labelle spectaculaire. C’est une poupée sexuelle imitant la forme de l’abeille, par le devant, ses couleurs, ses poils, l’odeur de la femelle, et glissant pour que ça patine bien. L’abeille mâle tente en vain de copuler, ses poils décrochent le pollen, puis son excitation montée et frustrée, tente avec un autre leurre juste à côté, pollinisant ainsi l’ophrys voisin. Match : le végétal futé a gagné contre l’animal c.. comme une b…. Un orphys n’a pas de possibilité motrice, n’a pas d’yeux, ni oreilles, ni sens, ni cerveau, ni nerfs : comment a-t-il compris la forme de l’abeille, sa texture, ses couleurs, ses sens de la vision et de l’odorat, son mécanisme sexuel, sa libido, ses sentiments, son vol parmi les autres orphys dont il sait l’existence ?

https://www.youtube.com/watch?v=swX0QnoPKoI (commencer à 1:16, on ne peut plus encoder le choix du démarrage)

 

C’est l’éléphant dans la pièce. Certains cherchent encore un dieu, comme une licorne, alors qu’on ne fait que nager déjà dans l’intelligence biologique dont nous sommes faits, qu’on ne sait pas saisir. L’être est l’univers lui-même, comme vous le dites. C’est ce que dit aussi le Tao.


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