@Croa
Kiev, dont Poutine a tenté le siège n’est pas dans le Donbass, ni les oblasts du Sud que
l’armée Russe à conquis.
C’est plus
compliqué. Le Donbass et même Marioupol avaient fait des référendums
d’autodétermination et rattachement à la Russie en 2014. Poutine les avait
refusés et s’est contenté d’accepter celui de la Crimée, bien plus stratégique.
Un pays en
guerre civile ne peut pas rejoindre l’OTAN, ce conflit gelé lui permettait
ainsi de tempérer pour faire ses armes en mesure de contrer les US (Avangard, Sarmat, PoseIdon, les systèmes de
brouillage électronique…).
Il n’a signé
la reconnaissance de l’autodétermination du Donbass qu’en février cette année,
pour envahir non pas le Donbass, mais l’Ukraine. D’une part, il se sent militairement à la
hauteur, d’autre part l’OTAN est présent de fait en Ukraine et l’a réarmée (y
compris les lab bios pour une guerre sale). C’est la raison pour laquelle il
joue son va-tout contre la machine otanique montée contre lui depuis qu’il est
au pouvoir et qui, en effet, menace son pays.
Il n’a pas
réussi sa guerre-éclair. Une des raisons que l’on sait est que les satellites
Starlink étaient déjà connectés avec l’Etat-Major Ukrainien (lui-même connecté
avec ceux des armées de l’OTAN) : toutes les positions Russes en Ukraine
sont suivies en direct et constamment. Les médias non atlantiste font circuler
la thèse du piège Ukrainien, tendu par Washington, dans lequel Poutine serait
tombé.
La mauvaise
surprise, côté OTAN (Washington donc, l’UE n’étant qu’un caniche zélé, au vu du
monde entier, maintenant), est que l’ONU n’a pas réussi à rendre une résolution
contraignante contre la Russie (qui légitime une intervention militairement éventuelle
contre le belligérant). Et la résolution rendue a de gros trous : nombre
de pays se sont abstenu en plus des inévitables qui ont voté contre. Le test a
montré que le soft power à l’hégémon US n’est plus là (le délire covidique, y
compris des assassinats de chefs d’Etats a aussi échaudé les pays).
Maintenant
cette guerre d’attrition dure avec sans doute l’extension à venir (soldats
Polonais déjà sur place, la GB va en envoyer, Macron prépare les esprits avec ses déclarations pour envoyer les siens). Poutine a dévoilé dans ses derniers discours
l’enjeu réel : l’accélération d’un monde multipolaire, pour faire tomber
celui unipolaire US. A moins que la Russie flanche, la deuxième victime, après
l’Ukraine, va être les pays de l’UE, sans doute cet hiver, d’autant plus que
les élites politiques accélèrent le plan mondialiste (démolition contrôlée des économies
nationales refilées à l’oligarchie, mise en cage numérique, y compris de la
monnaie en vue d’un crédit social à la chinoise et de gestion des ressources
planétaires par la caste). Sauf que, là aussi, l’oligarchie voit ses
prétentions réduites au monde occidental + le Commowealth puisque les
ressources et le bétail mondial sont en train de lui échapper.
Le Donbass,
dans toute cette guerre, c’est plutôt la victime expiatoire qu’autre chose. Et
il semble hors de question de sortie de la guerre par la négociation.