@ezechiel
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C’est Suzanne Simard qui a découvert les connexions entre
les arbres grâce aux échanges symbiotiques avec les réseaux de mycélium dits
mycorhiziens, (les trainées blanchâtres
que vous voyez en forêt quand vous grattez l’humus). Les forêts d’arbres et
champignons vivent en symétrie l’un par rapport à l’autre. Simard a constaté qu’il
y a des "arbres mères" qui concentrent les réseaux de mycélium dans la grande
toile forestière et surveillent la santé des plus jeunes pour refiler du carbone
(qui fait pousser), du sucre et autres éléments minéraux ou oligos. Les
échanges se font aussi entres arbres de différentes espèces, sans problème. On
appelle cela maintenant le "Wood Wild Web", ou "Internet des arbres" (expression
pas forcément bien choisie). Les forêts
ont leur intelligence propre pour s’autogérer avec les arbres qui échangent entre eux selons leurs besoins. Ce ne sont pas juste des trucs
avec des troncs, des feuilles, de l’eau et du soleil...
En passant, Bruno Latour (il vient de mourir aussi, je n’ai
pas de chance) anthropologue et écologue est celui qui a importé en France la
thèse fertile en science de James Lovelock (qui a notamment inspiré Suzanne Simard). Latour était docteur en théologie. Heureusement que tout les chrétiens n’ont pas l’esprit
rigide comme le vôtre. Ça doit dater de Descartes, sans doute. Ce qui explique aussi
peut-être que Latour est mondialement connu, sauf en France.
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@Gollum
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En 1953, Stanley Miller et Harold Hurey ont reconstitué en
labo l’atmosphère terrestre qui devait exister avec la terre primitive. En une
semaine, avec notamment des décharges électriques (éclairs), ils ont créé la
soupe primordiale, contenant acides aminées et molécules organiques,
consommatrice de nutriments.
Maintenant, je crois qu’on n’a pas réussi l’autopoïèse ou la
création de la cellule biologique en mesure de maintenir son métabolisme. Cela
demande bien plus de temps, d’étendue et une autre complexité, pour
que la matière organique se trouve un minimum de volition.