Déçu par la première partie. Oui, l’empire US est à l’oeuvre depuis la seconde guerre mondiale. Mais Staline s’est bien servi aussi dans la ’caverne aux trésors " Ukrainienne. L’Holodomor a coûté 6 millions d’Ukrainiens, selon Soljenitsyne, entre les morts de famine et les déportés dans les goulags pour conduire les travaux publics d’Etat sans coûts de main d’oeuvre. Non seulement il s’est servi dans le grenier à blé européen, mais il a détruit les koulaks, le système agricole de petits propriétaires terriens qui profitaient à tous les paysans au lieu des grands propriétaires fonciers du temps des tsars. D’ailleurs, j’ignore quelle est la part, à l’Est de l’Ukraine, de la population native et celle Russe installée par le régime soviétique.
La clé pour comprendre est ici :
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_ukrainienne_de_2010
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_ukrainienne_de_2004#/media/Fichier:Ukraine_Presidential_Dec_2004_Vote_(Highest_vote)a.png
Ceux de l’Est se souviennent avec le sang des morts de l’invasion nazie, ceux de l’Ouest de souviennent de la férocité soviétique. Deux traumas antagonistes qui ne peuvent être qu’attisés par le monde bipolaire entre les deux grandes puissances. Et donc l’UE qui n’a pas joué son rôle d’intermédiateur pour protéger son continent.
En tant qu’historienne, Lacroix Riz aurait pu poser le paysage d’ensemble.
La dernière partie, sur la synarchie, est par contre intéressante. Depuis la création de la banque de France en 1802, portée par les 200 familles les plus aisées pour garantir un franc fort, le pays s’est bien industrialisé, mais a formé aussi un capitalisme de baronnie, de cartel, qui a toujours limité la capacité des régimes politiques. le fameux "Mur d’argent". Seul de Gaulle a su composer, avec l’économie mixte et un Etat productif prenant en charge les biens communs, imposant une économie nationale profitable à tous.
C’est tout l’Etat profond Français, qui n’a fait que se renforcer, hormis l’intermède gaullien, qui maintenant est en train de concasser le pays.