Pr. NoNo l’IgNOble, l’homme qui a vu Sun-Tzu
pour être au courant
rien ne vaut ORYX
sur ce site qui
fait autorité chaque destruction est documentée par des images ou des
vidéos ...
La
propagande ne change rien à la guerre
Les “analystes de
renseignement de source ouverte” néerlandais qui ont avancé ces chiffres
stupides sont les personnes qui dirigent le site Oryx website et qui sont
également à l’origine de cette connerie de
l’Economist.
Stijn Mitzer,
analyste à Amsterdam, et ses collègues du blog Oryx, suivent les pertes en
étudiant les photos et vidéos de la guerre publiées ouvertement. Près de trois
semaines après le début de la campagne imprudente de Vladimir Poutine,
l’Ukraine a détruit, endommagé ou capturé au moins 1 054 pièces d’équipement
russe, soit environ quatre fois plus que ce qu’elle a perdu aux mains de la
Russie.
Compter les photos
publiées par des sources douteuses dans une guerre où les deux camps utilisent
le même équipement est aussi stupide que possible. Comme le note même The
Economist :
Ces chiffres sont loin d’être parfaits. Ils constituent une limite
inférieure, ne comptant que les pertes confirmées par des preuves
photographiques ou vidéo. Les Ukrainiens sont bien plus susceptibles de
capturer de telles preuves et de les diffuser que les soldats russes qui se
sont probablement vu confisquer leurs téléphones et qui sont, selon la
propagande du Kremlin, en mission de maintien de la paix. Néanmoins, les
chiffres donnent un aperçu à travers le brouillard de la guerre.
Les chiffres et les
images ne fournissent pas “un aperçu à travers le brouillard de la guerre”. Ils
SONT le brouillard de la guerre.
Il est interdit aux
soldats russes de porter des téléphones portables et de prendre des photos. (La
milice russo-tchétchène actuellement à Mariupol est une exception). Les soldats
ukrainiens portent des téléphones portables et mettent en ligne des photos de
toutes sortes. Il y a souvent plusieurs photos de chaque véhicule en panne,
prises sous différents angles, ce qui donne lieu à de nombreux doubles et
triples comptages. Il y a aussi le fait gênant que les deux camps utilisent les
mêmes systèmes d’armes soviétiques, ce qui rend souvent impossible l’identification
du camp auquel appartient un véhicule.
Enfin, les auteurs
d’Onyx prennent manifestement parti dans le conflit en plaidant pour l’envoi d’armes supplémentaires
en Ukraine, comme si cela pouvait changer l’issue inévitable du conflit.