@herve_hum
Ici, il te manque à comprendre quelque chose d’essentiel, l’imaginaire est le propre de chacun où chaque individu en est le maître absolu, où l’amour perdu revient si on le désire et juste en le désirant, même quand il est mort.
J’aime beaucoup la poétique mais quand elle est sensée la tu pars dans une même phrase dans des directions complétement aléatoires quand aux résultats :
l’amour perdu revient si on le désire déjà faut pas que l’amour soit unilatéral parce que c’est de l’aveuglement et l’aveuglement conduit à la folie dans ce sens là il y a beau avoir du désir (c’est ce que je soulignais tout à l’heure le désir n’est pas l’amour mais l’expression égoïste de la possession) si il n’y a pas de retour le cerveau déclenche une série de réactions qui peuvent devenir hallucinatoires et conduire au pire
où l’amour perdu revient si on le désire et juste en le désirant, même quand il est mort. La encore le désir qui est pratiquement l’antinomie de l’amour puisque c’est la forme qui engendre le désir et le fond l’amour.... On apprend à s’aimer pas à se désirer
Au contraire, la logique, qui n’a de sens que dans la réalité et non dans l’imaginaire, lieu de tous les possibles, permet seule de sortir de l’enfer actuel
Sans imagination pas de logique essayes de creuser un peu . Dans le domaine de la science qui est le plus logique ce sont les gens doués de la plus grande imagination qui développent les théories , parfois fumeuses certes, les plus innovantes. Beaucoup de gens ont tendance à considérer l’imagination comme le lieu de la non logique et de l’empirique mais même dans les délires psychotiques il peut y avoir une grande logique. Je pense plutôt à fantasme, projection onirique qui eux aussi font parti du domaine fluctuent de l’imaginaire mais qui ont des spécificités plus animales.
J’en reviens au domaine de l’architecture. En bâtiment ne tient debout que parce que l’ingénier y a appliquer son savoir mais il doit son identité physique à l’imagination de l’architecte (autrement c’est hangars style zone commerciale) Là nous avons deux pôles, imagination et logique, réunies au même endroit sans que cela soit antinomique bien au contraire.
Entre désir et passion et entre amour et désir il y a des pas que l’amour rend infranchissable, mais il reste le désir. C’est le point commun. Attention nous sommes ici dans la forme d’amour sexualisé non dans une forme plus vaste qui fait qu’on peut aimer les chèvres les endives ou le lever de lune.... Quand on aime on se satisfait du bonheur de l’autre ou de sa simple vue, même si cela fait mal quitte à partir ; Quand on est dévoré par la passion on perd le sens de la raison . Tout n’est plus qu’objet et l’objectalisation conduit forcement à une forme de démence cultuelle exactement ce sur quoi joue le capitalisme outrancier et ses séides. Il n’est pas surprenant que l’empoisonneur en chef soit aussi l’homme le plus riche du monde. Empoisonneur ... ???? Il suffit de lire les compositions des divers produits de beauté, les modes de fabrications des objets désirs achetés par des individus désidentifiés et formatés par le désir de posséder, objets
sitôt acquis sitôt abandonnés...
Nous sommes dans une société pulsionnelle et organisé comme telle Les médias sont l’outil idéal de l’instantané qui conduit à la négation de l’amour profond et donc de l’être profond celui qui n’émerge que quand la survie est en jeu. Toutes perceptions dénués de passion sont déconsidérées et renvoyées à la barbarie alors me semble t’il que la civilité passe justement par la dépassionalisation des débats car nous ne sommes plus dans un cadre sexualisé stricto sensu mais dans l’espace commun citoyen où l’attention et l’écoute sont les clés pour vivre ensemble , les mêmes que celle de l’amour. Il y a donc une volonté de laisser s’installer la haine en promotionnant la passion et ses objets. Il y a une logique en toute cause mais aussi une cause en toutes logiques...
PS je dois bien avoué qu’il y a un moment que je n’ai pas eu d’échanges aussi intéressants ici et sans vouloir t’ennuyer je te rappelle au cas où que je suis shizo ce qui n’est pas forcement facile tous les jours heures minutes... !