C’est amusant de voir que finalement, ceux qui s’occupent des "gens en difficulté", sont finalement dans le même cas (comme l’intervenante). La seule différence, c’est qu’on accepte d’être un salop obéissant et sans scrupule.
Et c’est ce qu’on cherche à généraliser au maximum : faire de tous les travailleurs des salops obéissants sans scrupule et rendre coupables ceux qui aspirent à un monde un peu plus solidaire, en partageant uniquement le travail qui a du sens et en supprimant tous ces emplois qui n’en sont pas.
Dans l’ensemble, si vous voyez le système tel qu’il est et que, à moins d’être un authentique psychopathe, vous évitez tout ce qui pourrait faire de vous un salop, alors vous ne pouvez pas être obéissant, vous ne ferez jamais carrière, vous passerez sûrement par la case chômage, RSA, et on cherchera à vous faire comprendre que vous êtes un "parasite" qui coûte un pognon de dingue aux autres vertueux.
Mais ceux qui détruisent le travail sont les collabos qui sont prêts à toutes les compromissions pour garder leur niveau de vie matériel, peu importe qu’ils fassent un pacte avec le diable.
Et ce système est génial : il crée une division profonde entre un grand nombre de collabos et un nombre d’exclus toujours plus nombreux qui un jour finiront peut-être par s’entretuer, pendant que ceux qui auront patiemment généré cette division conserveront leur place en haut de la hiérarchie.
L’acceptation des pauvres et leur gestion est tout sauf une paix sociale, c’est une bombe à retardement, qui éclatera quand les forces en présence seront d’égale importance (parce qu’on aura même pas besoin de tous ces travailleurs larbins).
De la part d’un ingénieur à qui on promettait 2 à 3 postes à la sortie (à l’entrée) et qui a finalement connu 2 ans 2/3 de chômage non rémunéré (puis le RMI, à l’époque), pour ne jamais faire que des boulots insensés (j’ai démissionné depuis et je suis complètement hors système, surtout pas au RSA). J’aurai largement préféré commencé à travailler à 18 ans, faire un métier utile, et progresser petit à petit. Malheureusement, j’étais bon élève, et on nous disait que pour éviter le chômage et avoir un travail intéressant, il fallait faire un maximum d’études. La bonne blague !