Départ d’Assad négocié, avec l’accord de l’Iran et de la Russie, malgré les déclarations de façade précédentes.
Route d’approvisionnement du Hezbollah coupée, et soudaine
impossibilité de continuer à s’opposer à Israël au Liban, malgré la
motivation de ses combattants.
Israël élargit son espace de sécurité.
Toute lecture au premier degré ne sert à rien, si on ignore
quels arrangements ont été négociés en coulisse entre la Turquie,
Israël, l’Iran, la Russie, et on ne sait quel parti (souterrain) aux
USA. Possiblement dans la continuité des accords d’Abraham, pour
renforcer le business presque as usual, mais en changeant certains
bénéficiaires, qui misaient exclusivement sur l’état de chaos permanent.
En parlant de chaos, l’autorité Syrienne s’étant soudainement comme dissoute, on
va constater qui est tenu en laisse, la solidité de cette laisse, qui
va être sacrifié.
Si la Russie a fait ses concessions ici, elle a dû obtenir des
compensations sur le terrain ukrainien, sinon, ce n’est pas un accord
gagnant-gagnant, mais un acte de soumission.
Syrie, 25 millions d’habitants. Turquie 80 M+. Iran 80M+. Devinez qui
ne faisait pas le poids, et, de qui, l’effacement arrange ses voisins
immédiats.
Ça sent aussi le son du glas pour l’espoir des gazaouis de retourner dans la maison de grand-papa, sans l’annoncer officiellement, parce qu’ainsi, ça provoque moins de vagues.
Beau plan cynique, semble t-il, mais pour tout plan en apparence bien ficelé, il peut y avoir d’autres perturbations imprévisibles.