@herve_hum
« Mais
où voyez vous un "monde multipolaire" ? »
Nulle
part justement, c’est bien ça le problème.
« dites
moi donc où il existe un pays qui ne soit pas régit par le système
capitaliste ? Les brics défendent ils un système communiste ou bien
capitaliste ? »
Capitaliste.
Et comme vous le dites vous-mêmes, jamais l’unipolarité du système
économique n’a été menacé sur ses bases. Mais précisément, la
polarité n’est pas un concept économique mais géopolitique.
« Ce
que vous voyez comme de la multipolarité porte uniquement sur le rapport de
force des élites prédatrices capitalistes où celle qui dominait les autres
cesse de les dominer. Les élites prédatrices des
grands pays ne s’opposent pas sur l’unipolarité absolue du système capitaliste,
mais sur la meilleure manière de le maintenir. »
C’est
exactement ça. La multipolarité est un mal, j’en conviens. Mais pour reprendre
l’adage machiavélien « En politique le choix est rarement entre le bien et
le mal, mais entre le pire et le moindre mal ». Et de ma perspective le pire, c’est l’unipolarité, le moindre mal, la multipolarité.
« sinon,
vous oubliez juste les chinois, sur le plan économique ce sont eux les
véritables opposants aux ricains et non les russes. »
Je
ne l’ai pas oublié. Mais la Chine seule ne peut rien. Car le jeu ne se joue pas
simplement sur le plan économique, mais aussi militaire, diplomatique,
géostratégique etc. C’était l’alliance de la Russie et de la Chine qui était
susceptible de créer un contre poids. Avec une Russie revenue à ses dimensions
géopolitiques des années 2000, la valeur de ce couple diminue drastiquement. En
ce sens, la Syrie, n’est juste un pion sur l’échiquier, ce qui vient de se
passer sonne peut-être le glas des espoirs d’émergence d’un monde multipolaire.