@micnet
8 milliards d’humains sur la planète, il est évident que c’est une lourde charge pour la biosphère, qui est en tension. Et si on ne fait rien, la planète va éternuer un bon coup, pour refaire sa garde robe sans nous.
Que les humains contribuent au réchauffement climatique, sans doute. Qu’ils en soient la seule raison, je n’en sais rien. Quand on regarde le climat, même simplement sur les deux derniers millénaires, il y a déjà eu des variations significatives. En l’An Mil, par exemple, Erik le Rouge s’est installé au Groenland, le Pays Vert, et les viking y ont fait agriculture. Les éléphants d’Hannibal ont traversé les Alpes à pied sec : la fonte des glaciers révèle des chemins qui datent des romains. Et les cultures étaient prospères durant l’antiquité. On oublie un peu trop que le biosphère fait aussi sa vie. Le Petit Age Glaciaire était quand même bien dur pour l’agriculture : hantise de la soudure, disette régulière, assolement triennal car le sol s’épuisait vite et les cultures ne devaient pas pousser vite.
Sur le carbone cause de hausse de température : je n’en sais rien. J’ai écrit plus haut que pendant le Jurassique, il y avait 40 fois plus de ppm de CO2 ( et non pas 400, comme j’ai écrit par erreur). La température était celle subtropicale d’aujourd’hui. Pas plus. la végétation parmi les dinosaures était luxuriante. En paléoclimat, on a pu constater une hausse de ppm de CO2 venue après une hausse de températures, jusqu’à 800 ans après.
Première question : Il y a peut-être une fourchette : elle est favorable au rendement végétal, mais avec peut-être un seuil au delà duquel ce sera étouffant. Mais je n’en sais rien, car on a vu au Jurassique, qu’avec 40 fois plus, c’était favorable. Je suis d’accord avec chat maigre, c’est tellement complexe, avec un nombre incalculable de systèmes imbriqués, toutes sortes de rétroactions et décompensations possibles, que je trouve un peu péteuse la science du climat à prétendre tout comprendre. Bien des prévisions catastrophistes ont été faites ces quarante dernière années, y compris la disparition du pôle Nord. Elle serait bien plus utile à tous si elle savait dire : voilà ce qu’on sait, voilà ce qu’on ne sait pas. Ce qui n’empêche pas les alertes et il y en a à faire. Mais leurs certitudes en dépit des erreurs récentes me gonflent.
Deuxième question :
Et la seconde question est de savoir si ce verdissement est réellement une bonne nouvelle.
Cela me fait vraiment mal de lire ça. Et ça m’inquiète même sur les retournements de cerveaux. Est-ce que vous préférez les déserts ? Sur quoi se basent les écosystèmes ? Qu’est-ce qui attire les nuages, la pluie, fait les cycles de l’eau et du carbone, fabrique les sols fertiles, attire et développe les bestiaires, fournit à manger ?
La biosphère est faite des vivants aérien, aquatique et terrestre. Vous voudriez le réduire à deux ?
Ça ne préjuge rien de la suite, mais laisser passer ça...
Mais maintenant il faut choisir son camp : être réchauffiste ou être climatosceptique. Et le premier problème n’est plus le climat, mais la connerie.