@basile
suite et fin du commentaire ci-dessus
il est bien sûr la cible privilégiée de Vladimir
Poutine qui n’a jamais cessé d’inonder la France de manipulateurs,
désinformateurs, etc.
Je n’en ai jamais vu. De qui s’agit-il ? De Marine,
d’Asselineau, de Philippot ? Rakoto a peut-être un œil spécialement exercé
pour détecter cette submersion russe. Il doit nous en dire plus, qu’on soit à
la hauteur sur le terrain dans la défense de notre pays (je suis diplômé commando de Givet).
Qu’à un moment où notre pays déclare avec ses alliés une
sorte d’embargo contre la Russie, celle-ci cherche à nous créer quelques
désagréments cyber ou autres, n’en soyons pas surpris. De là à voir des Russes
partout, affection qui atteint les fanatiques de notre doxa : dès qu’ils
entendent un semblant de critique de notre Mozart, ils croient avoir affaire à
un pro-Poutine (ce dernier ne se prend cependant pas pour Moussorgski).
En France, les trolls pro-Poutine qui submergent les
réseaux sociaux et le Web participatif de la parole du Kremlin depuis une
vingtaine d’années, dont la motivation est anti-américaine par excellence
Dans un pays comme le nôtre, s’il était encore souverain, il
n’y aurait aucune raison d’être pro-Poutine ou pro-Trump. Mais le statut de
vassal (lois américaines extra territoriales) peut effectivement inspirer une
certaine réserve vis-à-vis du suzerain.
et à l’abandon lâche et vénal des États-Unis
Réflexion déplacée, du dépit et de l’émotionnel qui augure
mal de l’Europe puissance à la mode Rakoto, par ailleurs appelée de ses voeux.
au moins 5% de son PIB pour son armée et son armement.
C’est la seule réponse admissible, la seule qui peut être efficace pour engager
un rapport de force avec un autocrate qui ne connaît que cette logique :
combien de canons ? combien de divisions ?
Une Europe puissance qui baserait sa stratégie sur une
confrontation avec la Russie, façon guerre froide, en adoptant l’agressivité de
l’OTAN désormais purement européenne ferait fausse route.
La Russie n’aurait aucune raison de chercher à affronter une
OTAN purement européenne, forte de 450 millions d’habitants et beaucoup plus
riche et mieux armée que la Russie.
En revanche, les tentations seraient fortes pour cette
Europe puissance d’affronter la Russie vu sa supériorité (cf. projets de
démembrement de la Russie, cf. l’agressivité de l’OTAN américaine en Serbie
démembrée, en Irak éclaté …). Mais elle ne le pourrait pas car la Russie, dans
la configuration du faible au fort, aurait recours à ses armes nucléaires pour
se défendre.
Il faut être bien armé, bien d’accord, d’autant que notre
industrie de l’armement est excellente et notre dissuasion nucléaire nous
protège, mais s’armer dans la perspective d’une confrontation militaire avec la
Russie ne servirait pas davantage que durant la guerre froide.
Staline n’a pas
cherché à envahir la France, il s’est créé à Yalta un bouclier défensif avec les Pays de l’Est, à un moment où l’Ouest avait la bombe atomique, pas encore l’URSS. Poutine a déjà visité Versailles et n’a aucune
raison d’y revenir. Et si de nôtre côté nous voulons retourner à Moscou … on
sait à quoi s’en tenir : le feu, comme en 1812, mais nucléaire cette fois, et
pas qu’à Moscou.
Une posture agressive de l’Europe vis-à-vis de la Russie,
incrustée dans les esprits depuis 3 générations, est le cadeau empoisonné que
nous laisseront les USA, qui n’ont jamais admis l’équilibre stratégique
nucléaire avec l’URSS et la Russie et ont utilisé l’Europe pour le contester.
Les USA se tournant désormais vers l’Asie, l’Europe peut
passer à autre chose. En a-t-elle encore les moyens politiques, psychologiques,
mentaux, après un XXème siècle qui l’a détruite ?
le seul budget qu’on peut réduire de manière
drastique, en France
Le bruit de fond qui monte n’est pas celui-là. Il s’agirait
de réduire le montant de nos retraites. Mais comme le « Mozart de la
finance », incapable de maintenir le niveau de vie de ses vieux
concitoyens, a été élu par les retraités, il lui faudra trouver un moyen
dissimulé d’y parvenir. On le dit malin …
Hitler remilitarisait à outrance l’Allemagne
Il manquait à cet article de Rakoto le reductio ad
hitlerum, qui traduit souvent la pauvreté et la fausseté des arguments. Le
voici. Ce n’est sans doute pas avec ces idées fausses qu’on bâtira une Europe
puissance.
Quand l’Europe comprendra que la Russie ne recherche pas
d’espace vital et ne répand aucune idéologie mortifère hors un conservatisme de
bon aloi, on aura une chance de vivre dans une Europe enfin apaisée, riche (et
puissante).
A la condition de ne pas aller provoquer l’ours à la façon
Barroso : « l’Ukraine, soit elle est à nous dans l’UE (donc dans
l’OTAN américaine) soit elle est à vous, elle ne peut pas être entre les
deux ». Barroso est un autre fauteur de cette guerre, l’hubris et
l’arrogance pouvant être des armes mortelles.