@JPAGO
pas compris que l’effondrement de l’URSS en 1991 n’était que la disparition d’un régime communiste inadapté à la Russie mais que l’éternelle Russie exsistait toujours
Globalement d’accord avec votre vision.
J’écoutais hier Attali qui dit un peu la même chose :
on a complètement raté le coup après 91 avec la Russie.
Défaut de culture, hubris ? Mon explication tient en
une seule formule : the winner takes all. Les US ne gagnent jamais à
moitié, mais totalement. C’est ce qu’ils ont cru après l’effondrement de l’URSS,
ils ont cru que la Russie avait disparu (comme ils ont cru en 1945 que la France avait disparu). En revanche, Poutine (comme De Gaulle en 45 concernant la France) a cru que la
Russie pouvait redevenir une puissance. Résultat, c’est Poutine qui a les
cartes aujourd’hui.
Ce qui est assez triste, c’est qu’on n’a pas eu en Occident
de dirigeant au niveau, le dernier étant le père G.Bush. En Europe plus ou
moins soumise, sous parapluie US, il ne pouvait tout simplement pas exister de
dirigeant au niveau. Un De Gaulle ou Adenauer français ou allemand était devenu impossible.
Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? Une Europe
puissance bien armée ? Pourquoi pas mais cibler l’ennemi russe serait une
nouvelle erreur. Qui ne profiterait qu’à la Chine et encore aux USA. Je
comprends que Macron veuille justifier la dépense du réarmement en faisant peur
aux Français avec le méchant russe, mais j’espère qu’il se trouvera des
politiciens français lucides (un Fillon par exemple, esprit froid pas du genre young leader) pour faire stopper cette
fable de la prétendue menace existentielle (ou vitale selon les versions)
russe.
Il reste le conflit idéologique, woke/anti-woke et autres LGTBQGenre ... que Trump vient de régler à sa façon : "il n’y a que deux sexes". L’Europe suivra la tendance lourde US, comme d’habitude, et mettra ses fantaisies sociétales sous éteignoir.