"Le choix de la défaite" est un fantasme comme jadis le fut celui de la 5ème colonne.
Voici deux destins de combattants francais :
L’un était "nettoyeur" de tranchée en 14-18. Son commando permettra la capture de secrets capitaux pour la victoire finale. En 40 il sera laché "derrière les lignes ennemis" avec tous les risques que celà comporte. Il sera nommé "premier soldat de France" par la république pour ses actes de bravoure.
Le second a été blessé 2 fois pendant la bataille de France... preuve si il en est de sa combativité et de sa bravoure. Il recevra pour celà la croix de guerre.
Assurément ces deux combattants ont tout "donné" pour que l’Allemagne ne sorte pas vainqueur de la campagne de France. On ne peut donc supposer aucun calcul de leur part et on ne peut assurément pas supposer qu’ils aient fait le "choix de la défaite"... et pourtant...
Le premier : c’est Darnan fondateur de la milice.
Le second : c’est Fenet commandant d’un bataillon de la SS-Charlemagne, qui deviendra "Chevalier de la Croix de Fer".
Le fait est que derrière la défaite de 40, il y a une grosse déculotée militaire, qui n’était pas prévisible à l’époque.
Il s’est trouvé des héros et des salauds de tous bords : De Gaulle était un catho réac et monarchiste. De même d’Etienne d’Orves. Et ce sont pourtant les "premiers résistants" de l’extérieur pour l’un, de l’intérieur pour l’autre.