• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

Gilles Bonafi

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

  • Premier article le 26/04/2012
  • Modérateur depuis le 25/06/2012
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 18 11 144
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 0 0 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires




  • 4 votes
    Gilles Bonafi 1er décembre 2012 18:32

    L’écologie se heurte à un problème de taille, notre système économique que l’on peut résumer en trois mots : acheter, vendre et s’entretuer.
    On oublie souvent le véritable sens du mot consommer. Il vient du latin consumere qui signifie consumer.
    Le consommateur est donc celui qui se consume.
    Les peuples amérindiens que certains ont qualifié de "primitifs", tels des miroirs, nous renvoient à notre réalité :

    - "Il (l’homme blanc) traite la terre, sa mère, et le ciel, son frère, comme des objets qu’on achète, qu’on pille, qu’on vend, comme des moutons ou des perles brillantes. Son appétit va engloutir la terre et ne laissera derrière lui qu’un désert." Seattle, chef des indiens Sealth.

    - "Quand ils auront coupé le dernier arbre, pollué le dernier ruisseau, pêché le dernier poisson, alors ils s’apercevront que l’argent ne se mange pas." Sitting Bull, chef sioux.

    - "Chaque être humain a le devoir sacré de veiller sur la santé de Notre Mère la Terre, parce que c’est d’elle que provient toute vie. Afin d’accomplir cette tâche, nous devons reconnaître l’ennemi - celui qui se trouve à l’intérieur de chacun de nous. Nous devons commencer par nous-mêmes. Nous devons vivre en harmonie avec le monde naturel, et prendre conscience que sa surexploitation ne peut conduire qu’à notre destruction. Leon Shenandoah, Iroquois.



  • 2 votes
    Gilles Bonafi 26 novembre 2012 01:17

    Le problème n’est ni Henry Kravis, ni Goldman Sachs, ni Madoff, c’est bien plus grave.
    Charles Pierre Baudelaire dans "Mon coeur mis à nu" faisait déjà le bilan :

    "Quoi de plus absurde que le progrès, puisque l’homme, comme cela est prouvé par le fait journalier, est toujours semblable et égal à l’homme, c’est-à-dire toujours à l’état sauvage"...

    "L’imagination humaine peut concevoir, sans trop de peine, des républiques ou autres états communautaires, dignes de quelque gloire, s’ils sont dirigés par des hommes sacrés, par de certains aristocrates. Mais ce n’est pas particulièrement par des institutions politiques que se manifestera la ruine universelle, ou le progrès universel ; car peu m’importe le nom. Ce sera par l’avilissement des coeurs....

    "J’ai cultivé mon hystérie avec jouissance et terreur. Maintenant j’ai toujours le vertige, et aujourd’hui 23 janvier 1862, j’ai subi un singulier avertissement, j’ai senti passer sur moi le vent de l’aile de l’imbécilité."
     



  • 9 votes
    Gilles Bonafi 24 novembre 2012 16:00

    Oui, un monde difficile pour celui qui ne veut ni commander ni obéir.
    Paul-Henri Thiry, baron d’Holbach noua laissé un trésor : Essai sur l’art de ramper, à l’usage des Courtisans.
    Voici un extrait :

    "Si nous examinons les choses sous ce point de vue, nous verrons que, de tous les arts, le plus difficile est celui de ramper. Cet art sublime est peut-être la plus merveilleuse conquête de l’esprit humain. La nature a mis dans le coeur de tous les hommes un amour-propre, un orgueil, une fierté qui sont, de toutes les dispositions, les plus pénibles à vaincre. L’âme se révolte contre tout ce qui tend à la déprimer ; elle réagit avec vigueur toutes les fois qu’on la blesse dans cet endroit sensible ; et si de bonne heure on ne contracte l’habitude de combattre, de comprimer, d’écraser ce puissant ressort, il devient impossible de le maîtriser. C’est à quoi le courtisan s’exerce dans l’enfance, étude bien utile sans doute que toutes celles qu’on nous vante avec emphase, et qui annonce dans ceux qui ont acquis ainsi la faculté de subjuguer la nature une force dont très peu d’êtres se trouvent doués.
    C’est par ces efforts héroïques, ces combats, ces victoires qu’un habile courtisan se distingue et parvient à ce point d’insensibilité qui le mène au crédit, aux honneurs, à ces grandeurs qui font l’objet de l’envie de ses pareils et celui de l’admiration publique.

    Il est quelques mortels qui ont la roideur dans l’esprit, un défaut de souplesse dans l’échine, un manque de flexibilité dans la nuque du cou ; cette organisation malheureuse les empêche de se perfectionner dans l’art de ramper et les rend incapables de s’avancer à la Cour. Les serpens et les reptiles parviennent au haut des montagnes et des rochers, tandis que le cheval le plus fougueux ne peut jamais s’y guinder. La Cour n’est point faite pour ces personnages altiers, inflexibles, qui ne savent ni se prêter aux caprices, ni céder aux fantaisies, ni même, quand il en est besoin, approuver ou favoriser les crimes que la grandeur juge nécessaires au bien être de l’État."

    Un pur bonheur !!!



  • vote
    Gilles Bonafi 28 juin 2012 15:55

    @zeitgest

    "Qui sont les primitifs ?
    Ceux qui refusent une société étatique qui donne le pouvoir d’exercer le pouvoir
    ou ceux qui sous couvert d’accumulation de richesses et de pouvoirs se disent "libres" ?"

    On commence enfin à aborder les vrais questions. Il existe en effet un "complot". En langage capitaliste on nomme cela la maximisation des profits qui se résume par la célèbre phrase de Nietzsche : "je suis libre, c’est à lui d’obéir."

    Dans toute société organisée, une "élite" se détache et s’empare de l’essentiel du pouvoir, on nomme cela la loi de Pareto. Cependant, cela ne fonctionne que dans les sociétés égocentriques ce qui n’était pas le cas dans certaines sociétés dites "primitives".
    En effet, tout pouvoir pour exister se nourrit de notre incapacité à savoir qui nous sommes. Le financier est un Golem, un être que nous avons collectivement créé et nourrissons de nos désirs, un être issu de notre inconscient, notre double maléfique.

    Il s’agit donc d’un problème de conscience et la grande question est de savoir comment nous sortir d’un pétrin colossal que nous avons tous contribué à créer...
    « Quelles que soient les intentions des hommes, il existe toujours en chacun une part d’ombre, un consentement au Mal." Philippe Rocher

    Pour mieux comprendre : http://gillesbonafi.skyrock.com/3024781876-Fin-de-l-economie-la-dissolution-de-la-conscience.html



  • 2 votes
    Gilles Bonafi 26 juin 2012 21:18

    Merci pour ce commentaire. Il y a du pain sur la planche en effet ! Lorsque nous nous apercevrons que le banquier ne fait que se nourrir de notre désir de posséder, que le dictateur n’existe qu’avec la complicité d’une majorité, il sera trop tard ! Externaliser sa culpabilité est l’attitude classique et c’est toujours la faute de l’autre, ce qui évite de descendre au plus profond de nous-mêmes. En effet, ce que l’on risquerait d’y trouver ne serait pas "joli-joli". Et pourtant...

    "L’homme intelligent ne puise ses enseignements que de sa propre culpabilité."
    Carl Gustav Jung


Publicité


Publicité


Palmarès

Publicité

https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/