@micnet
Pour moi, le seul critère valable pour savoir si on suit la volonté de
Jesus : est-ce que notre (nouvelle) vie nous procure une joie
intérieure ? Est-ce qu’on se sent « parfaitement à sa place » dans la
vie choisie ? Parce que contrairement aux clichés complètement fous
qu’on a trop souvent colportés : la vie chrétienne doit être une vie
joyeuse et PAS une vie de souffrance. La radicalité que nous demande
Jesus lorsqu’on change de vie, c’est pour notre bonheur SUR TERRE (et
pas seulement après notre mort). Est-ce que ça te paraît plus clair et
est-ce que tu partages mon point de vue ?
Oui, c’est effectivement le sens d’une partie du message du petit jésus.
Entièrement d’accord avec ça.
Il ne s’agit pas de devenir un reclus ou un ascète, ni même un prêcheur, si ce n’est pas ta voie. Ca n’aurait d’ailleurs pas grand sens si le but c’était de se torturer en attendant la délivrance de la mort.
Si l’enseignement du crucifié n’était que ça, ce serait presque facile d’être chrétien. C’est d’ailleurs, en gros, ce que disent tous les gauchistes : "le système t’oppresse, t’oblige à être aux ordres, à te renier toi même, liberes toi et deviens qui tu es vraiment". Pas besoin du juif de nazaret pour ça.
Mais ce n’est qu’un aspect. Il y a un autre aspect.
Tu rajoute le renoncement à la thune, et même si tu n’adhère pas à la métaphysique surnaturelle, alors, là, on peut s’entendre sur ce qu’est le christianisme.
Sans cet aspect, renoncer à l’argent (et pas en théorie, pas en étant détaché, mais en cloturant ton compte en banque), ce n’est qu’un simulacre de christianisme.
C’est ça l’épreuve. C’est ça qui fait que tu peux ensuite suivre ta voie personnelle et t’épanouir. C’est pour ça qu’il faut être prêt à affronter la mort.