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Sutter Kane Sutter Kane 2 octobre 12:02

Et, pour être vraiment sûr :

Dans une démolition contrôlée classique, y a-t-il une chute du bâtiment à la vitesse de la chute libre ?

Non. Dans une démolition contrôlée classique, la chute globale du bâtiment n’atteint pas l’accélération exacte de la chute libre (9,81 m/s²), bien qu’elle s’en approche visuellement. Elle est toujours légèrement plus lente.

Même si des explosifs détruisent simultanément les piliers porteurs à la base pour initier l’effondrement, la partie supérieure du bâtiment rencontre inévitablement une résistance en tombant. Trois facteurs physiques empêchent une chute libre totale :

  • L’écrasement des matériaux : Bien que les colonnes porteuses soient coupées par les explosifs, la masse tombante doit tout de même briser et compacter le reste de la structure inférieure (dalles de planchers en béton, poutres secondaires, cloisons, canalisations). Cette destruction absorbe une partie de l’énergie cinétique.

  • La conservation de la quantité de mouvement : À mesure que la partie supérieure en chute percute les étages inférieurs immobiles, elle doit leur transférer de l’énergie pour les entraîner avec elle. Physiquement, lorsqu’une masse en mouvement heurte une masse statique, l’ensemble ralentit.

  • La résistance de l’air et la surpression : Le volume d’air contenu dans le bâtiment doit être violemment expulsé (ce qui crée les nuages de poussière latéraux typiques des démolitions). Ce coussin d’air offre une légère résistance aérodynamique sous le bâtiment qui s’effondre.

Pour qu’un bâtiment tombe en chute libre sur toute sa hauteur, il faudrait que la totalité de la matière située en dessous de lui soit instantanément volatilisée pour n’offrir absolument aucune résistance, ce qu’une démolition contrôlée ne fait pas.

La différence avec les 2,25 secondes du WTC 7 :

Si le WTC 7 a connu une brève phase de chute libre absolue, c’est précisément parce que sa mécanique d’effondrement était différente d’une démolition classique. L’intérieur du bâtiment s’était déjà effondré sur lui-même en premier. Lorsque la façade extérieure a fini par céder, elle n’a rencontré ni planchers à écraser ni air à expulser sous elle sur une distance de 8 étages, tombant littéralement dans le vide laissé par la ruine interne.




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