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Le projet « d’union transatlantique » apparaît dès les années, au début de la guerre froide. Mais
l’échec du projet de communauté européenne de défense (CED) avait montré la vigueur des forces
qui s’opposaient à la vassalisation ouverte à l’égard des États-unis. En France, des élus de la gauche
modérée comme Mendès France ou François Mitterrand s’étaient retrouvés avec les gaullistes et les
communistes contre ce projet. L’idée réapparaît après la chute du mur de Berlin, en même temps
que la théorie du « choc des civilisations ».
En 1995, Bill Clinton, Président des États-unis, Jacques Santer, Président de la Commission
européenne, et Felipe Gonzalez, Président du Conseil européen signent le « Nouvel Agenda
transatlantique ». Deux instances permanentes sont créées : le Dialogue transatlantique des
législateurs (entre le Congrès américain et le Parlement européen), et le Transatlantic Business
Dialogue entre les grands patrons américains et européens.
En 1998, le projet de « Nouveau Marché transatlantique », soutenu par les commissaires européens
est mis en échec par le refus de la France (Védrine, Jospin et Chirac). Les objectifs de ce marché
étaient la création d’une zone de libre échange pour les services, l’élimination des barrières
techniques et réglementaires au commerce, la libéralisation des marchés publics, de la propriété
intellectuelle et des investissements, la suppression progressive des droits de douane sur les produits
industriels d’ici 2010. Néanmoins, le sommet UE-E.U de Londres en 1998 lance un « partenariat
économique transatlantique » en vue d’une plus grande intégration économique UE-E.U.
Après 1998, le projet d’union transatlantique est relancé. Pourtant aucun débat public n’est
organisé. Le Parlement adopte plusieurs résolutions dans la plus grande discrétion.
La suite :
http://www.pourlarepubliquesociale.org/prs/images/stories/AdL/grand%20march%20transatlantique.pdf