J’ai eu le même genre d’expérience évidemment.
Mais plutôt que de m’insurger devant cet abandon de la quête de vérité personnelle, je me suis posé la question : pourquoi est-ce si difficile pour beaucoup de gens de changer d’opinion alors même qu’ils admettent tous les présupposés censés aboutir à la conclusion ?
En fait je ne les condamne plus comme je le faisais car j’ai compris qu’ils sont avant tout des victimes du système et que par conséquent, les culpabiliser ou leur reprocher leur aveuglement est inutile voire contre productif.
Alors oui c’est rageant de se trouver confronté à un mur d’incohérence et à la réaction de l’autruche, mais c’est trop facile de dire qu’ils ne veulent pas comprendre ; comprendre est difficile, pas parce que c’est forcément complexe, mais parce que ça implique parfois de grands bouleversements internes, en terme de valeurs, d’enjeux et de vision du monde.
Changer, ça fait peur et c’est difficile. D’autant que certains changements sont diabolisés (ex : parler du 11 septembre en remettant la théorie officielle en cause et les incultes ou malhonnêtes rappliquent avec le sticker "complotiste-négationniste-antisémite" !).
Bref, il faut avoir de la patience et de la compréhension pour deux dans ces cas là ; et si ça paraît paternaliste, ça n’est pas grave, moi j’ai pu changer donc il faut se dire que c’est possible mais que ça prend du temps...