Abdu,
Simplement le retour à la discipline, à la maison et à l’école. Et que les parents s’occupent de l’éducation de leurs enfants. Tout est lié : quand on se vautre, qu’on hurle, qu’on insulte, et qu’on est plus préoccupé de la marque de ses fringues que de ses résultats scolaires, on n’apprend pas et on devient un petit sauvage. L’enseignement aussi a sa responsabilité - on tend à la dépouiller de toute référence humaniste, inscrite dans la durée. Et on vit sous la tyrannie des annonceurs, des programmes débiles qui flattent la violence, le défoulement et la gratification immédiate.
La jeunesse est violente - rien que dans un livre comme le Grand Meaulnes on en voit des traces, et il n’y a rien de plus vicieux, de plus cruel que les potaches des Faux Monnayeurs de Gide. Mais cette violence rencontrait des limites, la sanction était immédiate, l’institution entière s’opposait à elle. Ce qui gangrène notre société (en plus de la précarité sociale, le déclassement, le chômage) c’est l’incivilité permanente, les merdeux de 13 ans qui ne tolèrent pas la moindre réflexion, et qui savent pertinemment leur impunité.