Être musulman, ce n’est pas éprouver de la haine vis à vis de l’autre, celui qui nous est différent. Bien au contraire. On est en droit de penser que l’homosexualité est une pratique déviatrice de la nature et que Dieu la condamne, ce que toutes les traditions monothéistes affirment, mais qui sommes-nous pour juger ceux s’y risquent ? Pour qui te prends-tu, toi, pour déclarer d’un trait de plume que "Dieu et son prophète sont homophobes". En tant que musulman, je ne me reconnais nullement dans cette infamie.
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Ton analyse politique est d’un simplisme effarant ! Tariq Ramadan n’est ni pro-laïque, ni pro-Charia ni pro-machin ; il dit vouloir être un élément commun entre deux ponts, deux horizons différents. Il n’y a guère qu’un cerveau limité et manichéen pour ne pas discerner la complexité de cette tâche rude. Lui est dans la pédagogie, quand vous autres êtes dans une logique fermée, dogmatique, n’acceptant la contradiction qu’à des conditions restreintes.
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Quel profond syllogisme : Tariq Ramadan a participé à une commission que présidait Tony Blair. Tony Blair était pour attaquer l’Irak. Donc Tariq Ramadan soutenait cette guerre, ou du moins, ne la condamnait pas. Niveau Cm2. Pour ta gouverne, il ne t’a pas attendu pour condamner, sans aucune restriction, et l’envahissement de l’Irak, et les traitements injustes que subissent chaque jour les Palestiniens, et la présence Occidentale en Afghanistan, etc. Il a même signé une pétition visant à dédiaboliser le mouvement Hamas et à ne pas reconnaître le caractère terroriste que certains lui prêtent. Mais bon, je suppose que qui ne soutient pas le régime théocratique d’Iran est forcément un corrompu... Mon Dieu ! (soupir)
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En Islam, on retrouve cette notion d’intérêt stratégique - en restant fidèle aux principes, néanmoins - dont Tariq Ramadan se sert. Ainsi, lorsqu’il se rend sur les plateaux de télévision y exprimer un message fort, celui qu’il estime juste et que beaucoup de gens (musulmans ou non) partagent, ce n’est non pas un signe de sa soumission aux médias, mais bel et bien une stratégie qui porte ses fruits. N’est-ce pas le prophète (sws) lui-même qui, lorsqu’il cherchait un homme d’une certaine compétence, se vit repris par ses compagnons qui lui indiquèrent que l’homme en question était un pervers. Et voici ce qu’il leur répondit : "Sa compétence est à nous, sa perversité à lui."
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"Tariq Ramadan qui prépare "Vatican II"." Et puis quoi encore ? J’ose espérer qu’Alain Soral aura l’intelligence de revenir sur cette bêtise incommensurable, et surtout, très grave !