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toug toug 12 mars 2012 13:14
  • Les dauphins devraient être traités comme des « personnes » non humaines, avec un respect de leur droit à la vie et à la liberté : c’est ce que des scientifiques ont entendu lors d’une conférence au Canada.  :

    http://www.blog-les-dauphins.com/les-dauphins-meritent-les-memes-droits-que-les-humains-selon-les-scientifiques/ 

    Nous vivons dans des civilisations anthropocentriques : Comme l’homme est le sommet de la création selon les dogmes chrétiens, musulmans, juifs, et que Dieu à fait l ’homme à son image, tout le reste mérite une moindre considération. L’homme est maitre et possesseur de la nature, en dehors de l’homme il n’y a rien, tout doit lui être soumis. Les animaux sont des choses, comme les pierres, comme les plantes. La lecture religieuse suppose que vous avez Dieu et le monde, et dans le le monde il y a l’homme qui a les pleins pouvoir sur la planète.

  • Il y a une distinction fondamentale entre deux façons de concevoir le monde à partir des animaux. Ceux qui considèrent qu’il y a une différence de nature et ceux qui considèrent qu’il y a une différence de degrés entre l’homme et l’animal.

    Sur ce sujet le philosophe australien Peter Singer pose des questions très intéressante :

    Un enfant handicapé profond, quel est son statut ontologique au regard d’un animal qu’on aura éduqué à faire tout un tas d’activités ? Notre civilisation a intégré dans son épistémé qu’un homme n’est pas un animal, il y a quelque chose de fondamentale dans l’humain qui ne se trouve pas dans l’animal. Ce qui est vrai. Mais l’erreur que font ces personnes par contre est de considérer que ne n’étions plus des animaux mais quelque chose d’autre, une créature semblable à Dieu. Si par contre nous regardons ce qu’il y a d’animal en nous il faut s’intéresser à l’éthologie, discipline du comportement des animaux, et cette discipline nous montre bien qu’on partage certain comportement avec l’animal.

    Il faut choisir sa vision du monde. Et si on est partisans de la différence de degrés il faut se poser la question de la SOUFFRANCE des animaux. Jeremy Bentham le dit très clairement, il n’y a aucune raison de faire SOUFFRIR les animaux. Pour lui nous sommes des animaux et donc nous avons des devoirs à l’endroit des animaux et c’est là que tout change. Dans cette perspective là, il faut considérer que ce qui fait l’humanité d’un être est sa CAPACITÉ à ressentir de la souffrance.

     Il n’y a aucune bonne raison de légitimer la douleur qu’on inflige, ça n’est jamais défendable.

     Dans cette perspective là il faudrait avoir une philosophie de l’animal. C’est quoi l’animal ? De la paramécie aux grands singes. A partir de quel moment la mort de l’animal pose problème ? A partir de quel degrés de souffrances, comment savoir ce que ressent l’animal ?

    Il y a ceux qui considèrent qu’il ne faut pas manger les animaux, il faut un régime végétarien ou végétalien. C’est une idée Kantienne car si on le devient tous on ne tuera plus aucun animal : si on arrête de manger de la viande il n’y a plus d’élevage, si il n’y a plus d’élevage en ne tue plus les animaux, si on ne les tue plus il n’y a plus de souffrances animales donc moins on mange de viande plus on tend à diminuer partout sur la terre la souffrance animal, perspective utilitariste, c’est une contribution à diminuer la souffrance des animaux et donc de l’humanité. CQFD. La question que pose Bentham est : est-ce qu’il y a de bonne raison de tuer les animaux si oui quand ? Comment peut on légiféré sur ce sujet là. Peter Singer pose une question : Il y a une maison infesté par des rats qui mettent en péril la vie d’un enfant, faut il dératiser ? Si je fais un absolue de ne pas tuer des animaux alors on ne peut pas dératiser. La vie d’un homme est supérieur à la vie d’un rat  ? Pour lui il faut le démontrer.




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