Les dauphins devraient être traités comme des « personnes » non humaines, avec un respect de leur droit à la vie et à la liberté : c’est ce que des scientifiques ont entendu lors d’une conférence au Canada. :
http://www.blog-les-dauphins.com/les-dauphins-meritent-les-memes-droits-que-les-humains-selon-les-scientifiques/
Nous vivons dans des civilisations anthropocentriques : Comme
l’homme est le sommet de la création selon les dogmes chrétiens, musulmans, juifs, et
que Dieu à fait l ’homme à son image, tout le reste mérite
une moindre considération. L’homme est maitre et possesseur de la
nature, en dehors de l’homme il n’y a rien, tout doit lui être
soumis. Les animaux sont des choses, comme les
pierres, comme les plantes. La lecture religieuse suppose que vous
avez Dieu et le monde, et dans le le monde il y a l’homme qui a les
pleins pouvoir sur la planète.
Il
y a une distinction fondamentale entre deux façons de concevoir le
monde à partir des animaux. Ceux qui considèrent qu’il y a une
différence de nature et ceux qui considèrent qu’il y a une
différence de degrés entre l’homme et l’animal.
Sur
ce sujet le philosophe australien Peter Singer pose des questions
très intéressante :
Un
enfant handicapé profond, quel est son statut ontologique au regard
d’un animal qu’on aura éduqué à faire tout un tas d’activités ?
Notre civilisation a intégré dans son épistémé qu’un homme
n’est pas un animal, il y a quelque chose de fondamentale dans
l’humain qui ne se trouve pas dans l’animal. Ce qui est vrai. Mais
l’erreur que font ces personnes par contre est de considérer que ne
n’étions plus des animaux mais quelque chose d’autre, une créature
semblable à Dieu. Si par contre nous regardons ce
qu’il y a d’animal en nous il faut s’intéresser à l’éthologie,
discipline du comportement des animaux, et cette discipline nous
montre bien qu’on partage certain comportement avec l’animal.
Il
faut choisir sa vision du monde. Et si on est partisans de la
différence de degrés il faut se poser la question de la SOUFFRANCE des animaux. Jeremy
Bentham
le dit très clairement, il n’y a aucune raison de faire SOUFFRIR les animaux. Pour lui nous sommes des animaux et donc nous avons des
devoirs à l’endroit des animaux et c’est là que tout change. Dans
cette perspective là, il faut considérer que ce qui fait
l’humanité d’un être est sa CAPACITÉ à ressentir de la
souffrance.
Il n’y a aucune bonne raison de légitimer la douleur
qu’on inflige, ça n’est jamais défendable.
Dans cette perspective
là il faudrait avoir une philosophie de l’animal. C’est quoi
l’animal ? De la paramécie aux grands singes. A partir de quel
moment la mort de l’animal pose problème ? A partir de quel degrés
de souffrances, comment savoir ce que ressent l’animal ?
Il
y a ceux qui considèrent qu’il ne faut pas manger les animaux, il
faut un régime végétarien ou végétalien. C’est une idée
Kantienne car si on le devient tous on ne tuera plus aucun animal :
si on arrête de manger de la viande il n’y a plus d’élevage, si il
n’y a plus d’élevage en ne tue plus les animaux, si on ne les tue
plus il n’y a plus de souffrances animales donc moins on mange de
viande plus on tend à diminuer partout sur la terre la souffrance
animal, perspective utilitariste, c’est une contribution à diminuer
la souffrance des animaux et donc de l’humanité. CQFD. La question
que pose Bentham est : est-ce qu’il y a de bonne raison de tuer les
animaux si oui quand ? Comment peut on légiféré sur ce sujet là.
Peter Singer pose une question : Il y a une maison infesté par des
rats qui mettent en péril la vie d’un enfant, faut il dératiser ?
Si je fais un absolue de ne pas tuer des animaux alors on ne peut
pas dératiser. La vie d’un homme est supérieur à la vie d’un rat
? Pour lui il faut le démontrer.