Un article très intéressant. Je précise que je n’ ai pas vu la dernière vidéo.
Sur le sujet de la démocratie l’ argumentation contradictoire de Soral m’ est aussi apparue. En même temps je le comprend car j’ ai moi même des contradictions interne sur ce sujet. Quelques remarques :
1. Soral utilise le terme de démocratie pour parler du régime à gouvernement représentatif qui est dans l’ idéal une forme d’ aristocratie et non de démocratie. Cette confusion rend son discours incompréhensible.
2.
Concernant la formation citoyenne , il faut savoir qu’ elle existait à Athène : " Chez les Grecs ,
Il n’y a pas de science
politique.Dans la politique nous avons uniquement de la doxa, c’est-à-dire de
l’opinion. Il y a bien sûr des opinions meilleures et des opinions moins
bonnes, des opinions qui peuvent être argumentées et des opinions qui ne
peuvent pas être argumentées.Le problème, c’est d’avoir des citoyens qui
peuvent décider en connaissance de cause, la plupart du temps entre des
opinions différentes, avec des argumentations différentes. Or, pour que les citoyens arrivent
à ce point, il faut qu’ils soient éduqués de façon correspondante, d’où
l’énorme importance que les Grecs accordaient à ce qu’ils appelaient la paideia, l’élevage, l’éducation
de jeunes, qui n’était pas du tout simplement une éducation technique ou
une éducation scolaire, qui était au plus profond sens du terme, l’éducation civile.Tout le but de
l’éducation, c’était d’amener cet enfant arrivé à l’âge de 18 ans à faire ses
deux ans de ephèbeia,
c’est-à-dire de service
militaire aux frontières de
l’Attique, où il apprenait le métier des armes, parce que tout citoyen était
aussi soldat, et après de prêter le
serment de la citoyenneté, il faudrait peut-être aussi qu’on y revienne, en
étant éduqué pour devenir quelqu’un qui, comme le dit très bien Aristote dans sa définition de qui est citoyen, peut à la fois
gouverner et être gouverné.Pour nous, Modernes, il y a toute
une tournure de l’éducation sociale qui détourne les gens des affaires publiques et ce n’est pas ces misérables heures d’éducation civique
qu’on donne au lycée qui peuvent compenser cela. L’activité politique, c’est
comme la nage. On apprend à juger en se lançant dans l’eau, en jugeant et en
apprenant et dans la mesure où on maintient
les citoyens dans la passivité, bien sûr, on leur apprend à être des citoyens
passifs.Cornelius Castoriadis : une leçon de démocratie. http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012%2F08%2F09%2F242-chris-marker-cornelius-castoriadis-une-lecon-de-democratie3. Mon opinion est qu’ une démocratie aujourd’hui est impossible. La démocratie nécessite certaines vertus que nous n’ avons pas ( intérêt collectif primant sur les intérêts individuels , désir d’ exercer le pouvoir , et nous vivons dans des sociétés basé sur la mollesse et le confort , se gouverner nécessite de renoncer à son confort pour s’ informer , participer aux assemblées etc.).Une démocratie actuellement dériverai à la minute en ochlocratie qui fait émerger la tyrannie.
Je suis clairement contre une démocratie à l’ heure actuelle, mais pour un régime à gouvernement représentatif populaire combinant tirage au sort et élection des représentants.C’ est le moins mauvais qu’ on puisse faire à mon avis ...