Il est toujours plus intéressant de lire l’auteur plutôt que ceux l’ayant lu, d’autant plus pour Stirner, qui a si peu écrit, jamais rien fait de notable, mais a tant été commenté. Par ailleurs c’est beaucoup plus simple à lire que du Nietzche, il n’y a guère plus d’une métaphore (les fantômes), et c’est rationnel jusqu’à la déraison. C’est bien sur un point de vu tout à fait personnel, mais ce bouquin est une dynamite intellectuelle, qui si elle n’est suffisant, est une base philosophique essentielle pour comprendre et construire. A condition bien sur de vouloir partir de l’individu pour créer du collectif.