Ma réponse était moins sur l’article que sur la réponse ci-dessus. Et pis bon, affirmer que Freysinger est un visionnaire, franchement les mecs... Affirmer qu’il se bat contre l’empire, lui l’admirateur d’Israël et des USA, faites-moi rire encore un coup s’youplé ! La Suisse est à la pointe du système financier, avec tout ce que cela comporte de bon et de mauvais. Et Freysinger et sa clique le protègent comme un enfant prodige. C’est peut-être compréhensible dans l’immédiat, mais c’est justement ne rien comprendre au système capitaliste et libéral et aux affaires internationales. Le capitalisme est par nature transfrontalier et expansioniste, c’est pourquoi il trouve sa légitimation à travers la rhétorique libérale (le libéralisme n’est effectivement pas purement appliqué, mais sert de discours de légitimation du capitalisme). Ce que Freysinger et ses frères n’arrivent pas à comprendre, c’est que le capitalisme n’est pas qu’un système économique, mais un fait social total. Il engendre une culture que voudrait naïvement éliminer Sieur Freysinger de sa toute puissance. Or en tant que vecteur destructeur des particularismes, ce système n’est pas compatible avec une quelconque forme de fédéralisme ou de semi-démocratie sur le long terme. La politique de l’autruche relève soit d’un intérêt à court terme (et quasi tous les politiciens suisses sont en conflit d’intérêt, Blocher étant dans l’industrie militaire), soit d’une stupidité typique de l’arriviste politique ayant échoué sa carrière intellectuelle, soit les deux.