Je trouve l’échange entre Machiavel et Micnet très intéressant à propos de la discrimination.
Deux choses sont à distinguer ( donc à "discriminer"

) :
1.
La discrimination légale, est incompatible avec une société qui accorde les mêmes droits
devant la loi à tous les citoyens. Par conséquent, il est impossible de
légaliser, d’inscrire
dans la loi, l’esclavage de certains hommes, de favoriser ou de défavoriser
par la loi un groupe d’individus en se fondant sur des critères que la nation ne reconnaît pas comme des critères de classification pertinents. Les critères que la République française ne reconnaît pas comme pertinents sont par exemple les critères de largeur de trous de nez, de couleur de cheveux ou de religion. Les critères que la République françaises considère comme pertinents sont ceux qui se fondent sur la
"capacité", et ils peuvent être en rapport avec l’âge ou le handicap. Pour être clair, aucune discrimination positive ou négative ne devrait être posée dans les textes de la République française - si elle respectait ses propres principes - en ce qui concerne d’autres critères que des critères d’âge et de handicap. Pour être encore plus simple, seuls les enfants et les débiles sont discriminés, séparés du reste de la population en ce qui concerne leurs droits et devoirs.
2. La discrimination personnelle ressortit aux droits fondamentaux du citoyen. D’ailleurs, elle ne peut jamais être évitée et par conséquent il est vain et hypocrite que le domaine public (l’Etat et la justice) prétende y mettre son nez... ou bien il faut accepter le principe d’un Etat totalitaire qui supprime la possibilité de faire des choix personnels. Si je préfère avoir pour employé ou pour locataire un petit blond moustachu ou une femme rousse du signe du Lion, même si c’est pour de mauvaises raisons ou à cause d’associations d’idées irrationnelles (et qui peut en juger ?), comment l’Etat pourrait-il me l’interdire sans me priver de mes droits fondamentaux de gérer comme je l’entends ma vie et mes biens ? Comme aucun être humain n’est semblable à un autre, il existera toujours des raisons de préférer une personne à une autre. La loi ne peut et ne devrait prétendre que s’occuper de ce qui est objectivement formulable et vérifiable. Sans quoi elle crée une injustice et un arbitraire plus grands que ceux auxquels elles prétend apporter remède, tout en prétendant faire ce qu’elle ne doit moralement ni ne peut réellement faire, ce qui crée un modèle d’hypocrisie généralisée et par effet de rebond affaiblit l’Etat et la loi.
Conclusion : tout le bordel actuel vient de la confusion qui a été établie entre le niveau personnel et le niveau publique. La lutte contre la discrimination prend son sens au niveau légal, car il ne doit pas y avoir différentes catégories de membres d’une même nation posées à priori (ceci garantit l’unité et l’indivisibilité de la nation). Cependant, à partir de cette règle du jeu équitable, il appartient à chacun de pratiquer au niveau privé toutes les discriminations personnelles qui lui sont nécessaires ou plaisantes pour construire sa vie comme il l’entend et mener à bien ses entreprises.
Cette confusion est un signe de la décadence intellectuelle des politiques et du personnel d’Etat. Pour le dire simplement et d’une manière un peu caricaturale, le raisonnement très simple que je viens d’exposer et qui est tout bonnement REPUBLICAIN (ni ultralibéral, ni communiste) demande un QI de 120, donc très légèrement au-dessus de la moyenne. Ce n’est pas énorme, mais c’est inaccessible à la grande majorité des professionnels de la politique que produisent les partis politiques aujourd’hui.
Nos politiques sont un peu roublards et bons acteurs, mais ils sont pour la plupart incultes et sots comme des animateurs de télévision. En cela ils reflètent bien ce que nous sommes devenus : un peuple avachi devant sa télévision, dont la jeunesse est pourrie par une idéologie de la consommation facile et immédiate, par le culte du divertissement perpétuel en guise de soulagement à une pratique professionnelle ennuyeuse et dépourvue de sens. Nous nous comportons comme des limaces, notre chef d’Etat est une limace, ses ministres sont des limaces.