Le vote c’est l’acte citoyen par excellence. Comme le serait la philosophie en acte : la seule valable face aux discours.
Je dois appartenir à un troisième clans de démocrates : celui qui pense qu’il n’existe pas d’outil démocratique permettant l’acte permanent de voter, d’organisation des idées politiques permettant la lisibilité et la visibilité de la volonté populaire exprimée en suffrage universel permanent.
Car ne nous voilons pas la face : l’organisation de la cité devrait se faire autour des idées politiques au lieu des représentations traîtresses de ces mêmes idées par les postures et les impostures.
Aujourd’hui la cité s’organise autour des valeurs amorales en bourse, alors qu’il faudrait organiser autour des idées politiques seules. C’est ce que j’appelle la bourse citoyenne directe des votations continues.
Dès lors que le vote se porte vers plus d’une idée, comme celui qui consiste à élire tout un programme, alors le vote est biaisé, la citoyenneté est celle d’un turfiste cherchant à élire le moins tocard d’entre tous. Alors qu’idéalement le vote doit se porter sur une proposition à la fois, de la même manière qu’un consommateur remplirait son caddie citoyen en fonction de son programme idéal.
Au fond du coeur d’un citoyen il y a des volontés politiques. Ces volontés politiques sont intelligentes mais rien ne lui permet de les rassembler, car les partis ont pour fonction de les diviser en programme.
Ainsi le vote est un faux choix tel qu’il est organisé actuellement.
Il faudrait passer à la politique quantique : celle qui exclue le faux choix de l’observateur des volontés politiques.
La métaphore du primeur qui vous obligerait à ne choisir que le rayon légumes ou que le rayon fruits c’est l’électeur en face des représentants qui voudraient lui vendre des paniers tout préparés.
Les vrais démocrates sont foncièrement ouvert à l’idée d’un homme une vois, mais plus encore, une volonté un voté.
Les vrais démocrates sont rejetés comme les chrétiens en leur temps. Notons que l’ekklesia était une assemblée de partage des volontés (que nôtre volonté soit faite) et que les prières et la maison des prières se disait maison de votum, votum = vote.
Pythagore d’ailleurs c’est l’oracle du peuple en agora. Vox populi Vox dei ou Existimatio Populi de Cicéron.
Depuis plus de 2000 ans d’histoire on peut dire que le vote et la volonté qui lui est liée ont été l’objet d’une déconstruction méthodique.
Le peuple a pour devises que nul ne doit manquer à l’appel des concertations et des délibérations, et "Que ma, que nôtre volonté soit faite". Ce que l’Eglise a dévier en "Que ta volonté soit faite."
Une nuance de taille qui permet d’oublier sa propre volonté et son acte : le vote, pour en faire un substitut d’espoir que les promesses se réalisent sous le poids d’un vote perdu.