Ce qui incompréhensible dans le comportement de BK, c’est la manière gênée dont il reçoit la question. En effet, tout responsable politique confronté à ce genre de question est entraîné à rester le plus neutre possible et à se dégager de toute implication personnelle, mais certainement pas à nier d’emblée que des faits aient pu se produire. Il est plus prudent de dire que l’on n’est pas informé, mais que si des faits se révèlent objectivement, on les examinera avec la plus grande attention ; que s’il existe des criminels, ils doivent être poursuivis par les autorités compétentes, etc.
Or, BK s’énerve aussitôt. On ne comprend pas pourquoi. D’autant plus que la question du départ lui laissait la possibilité d’une réponse digne et prudente parfaitement honorable, quand bien même les faits se seraient produits dans l’espace placé sous sa responsabilité. Car un homme politique n’est pas personnellement coupable de toutes les horreurs produites par les criminels - sauf s’ils les laissent se commettre par négligence... ou pire par complicité.
Or, pour le dire sincèrement, je n’arrive pas du tout à imaginer BK positivement complice d’un tel trafic (quel intérêt pour lui ??) Je pense qu’il est dans le déni, parce que cela lui serait insupportable - et préjudiciable pour sa réputation - de reconnaître que ces crimes pourraient avoir été commis sous son "administration".