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Tartoquetsches 4 avril 2014 22:47
A l’auteur,

Pour juger d’un combat, de sa justesse, de son positionnement dans l’échelle de la "morale "il faut commencer par juger des objectifs des protagonistes avant de d’essayer de juger les combattants.

Pour le cas syrien nous pouvons différencier 4 parties ( et bien plus de joueurs en dehors du terrain) : 
- les djihadistes (EEIL, al Nosra et autres) : leur but est l’instauration par la contrainte d’un qualifa en Syrie, donc la charria, la mise au pas des minorités...C’est donc une force de nature centripète, vouée forcément à l’éclatement de la Syrie multi- ethnique et religieuse qui avait court jusque-là. La nature même de l’objectif ne peut être réaliser que par la contrainte, la violence. Le profil des djihadistes qui la compose est donc forcément en adéquation avec cette violence. Le but est coercitif et exclusif (tellement qu’ils se bouffent entre eux), les combattants ont donc tendance à être violents par eux mêmes, quelque soit leur motivation de base (religieux convaincus ou simples esprit d’aventure guerrier entre "camarades" paumés des banlieues ou campagnes déshérités du moyens orient oud’europe, idiots utiles de ceux qui les financent (saoudiens, Qataris...turcs, USA, nous, Israël...)
-les rebelles de l’ASL, syriens, laïques, plutôt démocrates. Ceux- ci ont déposés les armes depuis longtemps quand ils ont compris la nature réelle de cette révolution et les buts poursuivis par les jihadistes et leur soutiens des "amis de la Syrie".
- l’armée syrienne et les milices pro régime, composés de toutes les minorités, mais majoritairement sunnites, ils lutent pour leur survis (alaouites), par intérêt (clans pro Assad), par peur ou haine des jihadistes, ou pour préserver tout simplement l’étatlaïque syrien, seul gage d’unité du pays (patriotes). La force qui les anime est donc centrifuge, leur violence vient en "réaction" d’une agression qui tente d’imposer un ordre, ce qui ne veut pas dire qu’ils soient des enfants de cœurs...
- le peuple syriens, les civil, dont il est probable que la majorité soutienne le pouvoir actuel par adhésion ou par rejet de la rébellion et de ses objectifs.

On ne peut toujours se déclarer neutre dans un conflit, renvoyant les protagonistes dos à dos. L’explosion de la Syrie est la pire chose que l’on peut souhaiter pour la majorité des syriens.
Et comme les buts de guerre déterminent souvent le profil des belligérants, je soutient sans réserve le camp de la Syrie unie.





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