certes pour la démocratie.
Notre "différent" sémantique pour le terme révolution vient du fait que celle-ci n’a pas de définition claire, et quelle désigne des événements trop disparates ayant juste pour point commun un changement de pouvoir, alors que le sens commun associe toujours Révolution et majorité populaire.
Qualifions donc les événements de Syrie de révolution "apopulaire" ou "colorée"
le terme a déjà pris une connotation de "fausse révolution made by NED" depuis la Serbie, l’Ukraine et la Géorgie.
Bien sur pour les 20% (je suis généreux) de Syriens qui soutiennent l’opposition, il s’agit d’une révolution en cours, mais pour les 80% c’est une guerre d’agression.
On pourrait ainsi définir le mot Révolution par : "est qualifié de révolution un changement de régime qualifié comme tel par la majorité de population du pays concerné".
ceci dit, j’espère que la Syrie s’en sortira.
cruel indemne, si le régime tombe, la syrie éclate et les minorités trinquent (émigration voire élimination pour les alaouites), et la guerre larvée reprendra tôt ou tard (idem irak)
si le régime matte la révolte, l’instabilité perdurera et ce ne sera que partie remise.
La clé est plus à Washington, Istanbul et Riyad qu’à Damas. tu vas me dire qu’elle est aussi à Téhéran et Moscou, mais ceux-ci soutiennent un état ...soutenu par la majorité de sa population (on y revient).
Il y a donc bien un sentiment nationaliste fort en Syrie, plus fort que les forces islamiques avec leur rêve de charia transnationale et les velléités géostratégique de l’empire de détruire l’axe chiite qui a le tord de vouloir garder une certaine indépendance à son égard.