Sinon, j’aimerai revenir sur l’utopisme autoritariste et/ou aristocratique.
Je comprends très bien le postulat de base : les hommes sont
incapables de se gouverner, il faut donc extraire un échantillonnage de l’humanité
qui serait constitué de gens qui en seraient eux capable.Et lorsque l’on part
de ce point de vue, on se dit que pour que les choses fonctionnent, il faut
donner une dimension hiérarchique au commun.
En ce qui me concerne, c’est une fable, un conte pour enfants, voir
dans le pire des cas une mystification.
Mais tout part de ce dualisme dont Qaspard a fait référence plus haut :
1.
L’humanité se gouverne elle-même.
2.
L’humanité est gouvernée par un principe étranger et supérieur à elle-même.
En ce qui me concerne le
pouvoir politique n’est pas un produit
de la nature, c’est une construction
sociale qui est apparu à un moment donné de l’histoire de l’homme.
Ainsi parle-t-on d’une
infrastructure politique (de pouvoir ou
de puissance) exactement comme l’on parle d’une infrastructure routière ou
ferroviaire, c’est-à-dire un cadre contraint auquel on doit se prêter, dont on
ne peut dépasser les limites, qui impose lui-même les conditions de
déplacement, etc., – bref qui règne…
Personne ne peut se
rendre maître du pouvoir, c’est le Pouvoir qui finit toujours par dominer pour
lui-même, il est autotélique.
Cela ne veut pas dire que
le pouvoir est mauvais ou bon , tout dépend de comment on définit ce qui est
bon et ce qui est mauvais , et tout dépend des bases sur lesquelles le pouvoir
est construit , mais il y’ a un principe déterminant : le pouvoir corrompt et s’ étend jusqu’ à ce
qu’ il trouve une limite.
De ce point de vue, l’idéalisme
aristocratique est une niaiserie, tout
régime aristocratique dégénère nécessairement en oligarchie puis en Tyrannie,
ce processus a lieu tôt ou tard, quelque soit la qualité des gouvernants.
Lorsque l’on a cette
perception des choses, penser qu’il suffit de remettre le commun au gout du
jour avec une certaine dimension aristocratique pour que les choses rentrent
dans l’ordre est naïf et même très
dangereux comme tous les idéalismes (y
compris démocratique).
Il est donc vain de
chercher un/ des homme (s) providentiel( s)avec de bonnes valeurs méritant
notre confiance, mais qu’il est nécessaire en revanche de trouver une
organisation qui prévoit la possibilité de se libérer de n’importe quel excès
de pouvoir