Attali n’a pas coupé Chouard pendant son long déroulé de plusieurs minutes. Ensuite le débat s’engage, et Chouard subit, comme un boxeur coincé dans les cordes. Je ne juge pas les idées là, juste la forme. Chouard est sur la défensive, Attali part à l’offensive. Comme depuis 5000 ans depuis Sun Zu jusqu’à la ligne Maginot, c’est l’offensif qui domine, et le défensif qui perd. Pas aux points. KO debout le Chouard. Il n’a rien compris de ce qui lui arrivait, et après 100 revisionnages il commencera à peine à comprendre qu’il a été mauvais parce que dans la défensive. Alors qu’il suffit de dire à Attali, par exemple : "Je comprends que vous vous sentiez visé M. Attali, vous faites partie des 1% dont je parle." Même pas. Avec toutes ses casseroles qu’il traîne depuis des années, il suffit de le moucher en lui en rappelant une seule, mais Chouard n’a pas compris où il était. Il s’est cru à la tribune d’une de ses centaines de conférences identiques, où des gens l’écoutent religieusement. Quand il a un contradicteur sérieux en face, son ennemi qui plus est, il est décontenancé, paralysé, et finalement mis minable. Pour la beauté du sport j’eus préféré qu’il se défende mieux, mais là on a assisté à un carnage, une boucherie, un massacre à la tronçonneuse. Et pourquoi accuser Attali d’être bon en rhétorique ? Autant accuser Hitler d’être bon en stratégie... Sans vouloir comparer mon intervention à celle de Chouard, il ne perdrait pas son temps à regarder mon passage : http://www.dailymotion.com/video/x107p2h_passage-de-jean-robin-a-ce-soir-ou-jamais-le-24-mai-2013-best-of_news. J’avais pourtant tout le monde contre moi, sans la moindre exception, 3 plateaux différents soit plus d’une dizaine d’invités. Mais voilà, j’ai été offensif, et j’ai gagné haut la main alors que c’était ma première télé nationale (et seule à ce jour).