Comme Chouard chez Taddéï, Asselineau a été nul chez Ruquier. Sur la forme bien sûr, mon avis sur le fond vous le connaissez déjà. Donc il n’a cessé de bafouiller, d’être sur la défensive (au lieu de l’offensive qui permet de gagner), il a employé des termes que 0,1% de Français sont en mesure de comprendre (en latin notamment), il s’est énervé au lieu d’être calme, il a perdu ses moyens, sa voix est passé d’un extrême à l’autre (ce qui a d’ailleurs permis à un musicien de l’humilier en lui prédisant un avenir de chanteur d’opéra), il n’a pas su se mettre dans la poche les célébrités du plateau comme Sardou (il se l’est même mis à dos), etc. Bref, Asselineau, très à l’aise en conférence de 3, 4 ou 5 heures, à s’écouter parler, déteste les débats, et être contredit, il n’en a pas l’habitude, c’est un petit chef, donc quand on le contredit il perd ses moyens car il ne s’est pas entraîné à ce passage qu’il appelle pourtant de ses vœux depuis des années. Il avait le temps de se faire coacher, il ne l’a pas fait. Bizarrement, il était bien meilleur chez Taddéï, mais là il a perdu ses moyens, et il a fait fuir n’importe quel Français, là où Le Pen (Jean-Marie) avait su profiter de l’Heure de vérité comme d’une rampe de lancement. Il ne suffit pas des médias pour être élu, contrairement à ce qu’il dit. C’est une condition nécessaire mais certainement pas suffisante. Dupont-Aignan passe de plus en plus dans les médias et sa cote de popularité reste au plus bas, par exemple. Ce qui devait être le climax d’Asselineau sera sans doute le début de son déclin, paradoxalement.