Charlot, le terme est un peu fort. Guillemin est un historien à thèses qui n’hésite pas à faire intervenir des éléments strictement subjectifs dans ses démonstrations. Il le reconnaissait d’ailleurs lui même et revendiquait cette subjectivité, quand tant d’autres s’évertuent à dissimuler leurs préjugés derrière une façade de sérieux universitaire...
Abauzit, en outre, fait lui-même du Guillemin... il part d’une thèse (ou d’une antithèse) qu’il cherche à étayer systématiquement en allant chercher un fait, une date, un nom (le coup de l’ambassadeur japonais...), une citation obscure sur un petit papier... et bouche les trous de sa démonstration avec de la psychologie et des procès d’intention positifs ("il voulait faire ceci mais cela l’en a empêché", "il avait prévu de, mais, au dernier moment...")