Soi même,
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Les frères Bogdanoff défendus par leur directeur de thèse.
Extraits :
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En réponse aux divers accusations >>> En réalité le problème - si
problème il y a - apparaît plus d’ordre sociologique que scientifique. A
commencer par la rumeur, attisée notamment par le groupe de discussion Science Physics Research
sur Internet, où la plupart des intervenants n’ont pas lu sérieusement
les travaux en question. Selon « Le Figaro », un modérateur de ce groupe a
même déclaré, entre autres gracieusetés : « Il faut peut-être faire lire
ces publications à des gens objectifs, hors de France ». Cette attitude
est caractéristique d’une inadmissible manœuvre de dénigrement de la
France, en provenance surtout des Etats-Unis. Voilà qui a certainement
amplifié le phénomène.
Il est
rapidement devenu clair que l’hypothèse du canular inverse n’avait aucun
fondement. Mais le dénigrement de la France auquel la rumeur a donné
lieu est d’autant plus injuste que les deux revues de physique théorique
mentionnées ci-dessus, très sélectives par ailleurs, sont éditées l’une
aux Etats-Unis et l’autre au Royaume-Uni. Les articles des Bogdanoff
ont été acceptés après un processus normal d’évaluation par des
rapporteurs (pour la seconde, après deux révisions).
Les frères Bogdanoff ont un point de vue original
qui a motivé les rapports positifs sur leurs travaux. Etant par
ailleurs des professionnels de la vulgarisation scientifique, souvent
contraints à écarter les détails techniques seulement accessibles aux
spécialistes, les Bogdanoff sont naturellement moins familiers du
« comment ». Néanmoins, ils ont fait un effort important en direction des
procédures techniques et des méthodes de recherche, ce qui, joint aux
idées qui sont les leurs, a motivé les décisions des jurys de leur
attribuer, avec la sévérité qui s’imposait, le grade de Docteur.
Il convient donc dans cette affaire d’examiner de façon précise les faits. Et de s’en tenir aux faits.
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Deux thèses passées dans les règlesEn
premier lieu, pour les thèses, toute la procédure a été conforme à la
réglementation en vigueur, appliquée parfois avec sévérité. Grichka et
Igor Bogdanoff, chercheurs non rétribués, ont été régulièrement inscrits
en doctorat au Centre d’Etudes Nucléaires de l’Université de Bordeaux
I, en 1991/92 et 1992/93. Ils avaient pour cela les diplômes requis.
Grâce à leur talent pour la
communication, à tout ce qu’ils ont appris et à leur expérience de la
recherche, ils sont plus à même que la plupart des universitaires de
faire passer ce message. Si les rois de France n’avaient dû compter que
sur leurs brillants généraux et valeureux mousquetaires pour susciter
des vocations militaires, sans avoir recours aux sergents recruteurs, la
France ne serait pas ce qu’elle est. Avec des moyens plus modernes et
plus nobles car ils font appel aux médias et à l’intelligence, les
Bogdanoff, comme d’autres en nombre encore trop restreint, jouent avec
un style très personnel ce rôle pour les armées de professionnels dont
la science a de plus en plus besoin. Leurs petits défauts, leurs succès
indéniables et les jalousies que cela peut susciter ne devraient pas
faire obstacle à ce qui est leur vraie vocation.
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Daniel Sternheimer
Directeur de recherche au CNRS
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=> Lire l’intégralité de cette Mise au point sur « l’Affaire Bogdanoff »
=> Le CNRS dézingue les thèses des frères Bogdanoff
=> Affaire Bogdanoff : Marianne enfonce le clou (sur TeleObs.com)