Je me
répète, Soral peut être classé dans ce que l’on nomme le fascisme social. Je
vais expliquer pourquoi point par point.
Il
faut bien comprendre une chose : il ne s’agit pas de dire que Soral est un
vilain fasciste, on peut trouver des points positifs au fascisme, surtout s’il
est social (c’est mon cas) et en rejeter d’autres.
Gabriele
Adinolfi est un faschiste assumé et
je le trouve vraiment passionnant …
D’
abord, je répondrai à la plus grande objection, le fait qu’il parle de lutte
des classes : il faut savoir que le fascisme reconnait l’existence des
classes sociales et que l’une de ses thématique est de mettre fin à l’aliénation du
prolétariat, c’est dans ce sens que les
divers mouvements fascistes se prétendent « socialistes » et
proclament leur volonté d’associer l’affirmation de ce « socialisme »
à celle de leur nationalisme.
A la
différence de la doctrine du socialisme dans laquelle cette aliénation ne peut
cesser que par l’ abolition des classes sociales , la doctrine fasciste prône
le dépassement de cette aliénation par la collaboration de classe en créant les
cadres d’ un régime corporatif ou salariés et employeurs doivent se trouver
réunit au sein de la même organisation professionnelle.
Revenons
à Soral : il faut bien suivre cette vidéo pour comprendre de quoi il parle
quand il évoque la lutte des classes : la
nouvelle lutte des classes, analyse Soralienne. Dans comprendre l’empire,
il y’ a un chapitre « Des luttes et des classes » que je considère à titre
personnel comme le plus intéressant.
Quelle est
la doctrine de Soral sur la lutte des classes ?
D’abord
il rejette la conception de la lutte des classes du socialisme scientifique qui
s’appuie sur la dichotomie prolétaire /bourgeois,
pour en construire une nouvelle s’appuyant
sur la dichotomie sédentaire producteur vs nomade parasite.
Le
nomade parasite représente la finance apatride spéculative. Chez les sédentaires producteur, on retrouve les grands
industriels nationaux, les petits propriétaires des moyens de production et
enfin les prolétaires.
Soral prône
la collaboration de classe pour les sédentaires producteurs ( on retrouve donc
la vision fasciste de la collaboration de classe ) et parle de lutte des
classes lorsqu’il s’ agit de la finance (ce qui est aussi une caractéristique
du fascisme , il faut se rappeler que le fascisme émerge à la suite de la
première guerre et de la dépression économique qui a suivi et a même par son
énergie rétablit la situation pour le grand capital industriel , la petite et
moyenne bourgeoisie qui était menacé de prolétarisation par l’ évolution
économique ).
Donc il
parle de lutte de classes mais ne parle pas de la même chose que les socialistes,
il déplace simplement le curseur vers la ploutocratie financière, ce qui n’est pas
à proprement parlé antagoniste au fascisme, bien au contraire.