Les politiques sont complices de cette forme de mise en scène, qui donne l’impression au téléspectateur moyen que le type a été "cuisiné" et poussé dans ses retranchements. Sauf qu’ils sont formés pour répondre à ce type d’interrogatoire et qu’il est très rare d’en voir un sécher face à un interviewer.
En outre, cette façon de couper la parole anime l’échange et dissimule avantageusement la langue de bois. C’est comme dans un film, si vous avez une scène où deux personnages échangent des informations peu palpitantes mais nécessaires à l’intrigue il y a des artifices pour dynamiser l’écriture, en insufflant par exemple un peu de conflit entre les deux protagonistes.