Concernant l’antiracisme institutionnel,
du point de vue du principe, il est du même tonneau que le racisme
institutionnel ( bien que l’on puisse considérer que le premier est plus
dangereux que le second mais c’ est une autre discussion ).
Je suis contre l’arsenal de
lois pénalisant l’expression raciste, contre la subvention Etatique des
associations antiracistes, l’Etat devrait se limiter à garantir l’égalité des
droits et l’égalité d’accès à la
culture pour tous les citoyens, quel que soit leur religion et leur couleur de
peau ( que la république ne devrait de toute façon pas reconnaitre ).
Cela n’empêche pas d’être
antiraciste de conviction, considérant que la couleur de la peau ou la religion
ne définit pas le contenu d’une personne et qu’il faille lutter contre la
grille de lecture raciste.
Seulement cette lutte antiraciste
ne passe pas par des arsenaux juridiques qui criminalisent l’ expression
raciste ( qui finalement deviennent liberticide et n’aident pas du tout à la
lutte contre le racisme , c’est même l’inverse ) mais par la considération du fait que le racisme est
une maladie sociale, un défaut d’intelligence
éthique qui comme l’ écrivait Gueguen , découle d’ un nœud d’expérience
et de préjugé qu’ une absence d’instruction , de sens moral a favorisé. Lutter
contre le racisme demande donc plus d’effort et de bons sens que de faire des
tribunaux , des instances de censures liberticides.
Je ne suis donc pas contre l’existence
d’associations antiracistes ( et par cohérence , je dirai la même chose d’association
raciste ) , mais leur travail doit se situer en dehors de la sphère politique (
dans le sens de juridico législatif ) ,mais
dans la sphère culturelle.
Le fait par exemple qu’une
association montre par des travaux de chercheurs qu’ une communauté est plus
discriminée qu’ une autre ne me gène pas , surtout si c’ est un fait.
Le fait qu’une association se
mobilise contre le blasphème de ce qu’elle considère comme sacré par des
manifestations ou en engrangeant des campagnes de boycott ne me pose pas de
problème non plus.
Ce qui me pose problème, c’est
lorsque ces activités associatives deviennent politique par la mise en place d’arsenaux
pénalisant le blasphème ou la mise en place d’ une discrimination positive.
Encore une fois, là-dessus, il
faut faire la part des choses entre sphère politique et sphère culturelle.
De ce point de vue , on ne peut
vraiment pas comparer Todd dont l’ activité se situe dans la sphère culturelle
à Julien Dray dont l’ activité se situe dans la sphère politique.