Je suis loin d’être érudite sur les sujets et écrits qui traitent des " surdoués" ou " HQI" ou toutes dénominations qui me paraissent très imprécises ( c’est comme si "on ne savait pas le dire"), mais je n’ai jamais entendu ni lu ceci :
Les seuls moments très heureux de ma vie sont ceux où j’étais neuve, là par un hasard chanceux, mue par ma seule curiosité puis passion, au milieu d’autres qui me dépassaient de leurs connaissances, de leurs maîtrise, de leurs savoirs. Acceptée par eux comme une égale, j’étais comme un poisson dans l’eau ; puis, en vieillissant, les hasards s’égrenant, rivée à une routine insupportable, après avoir fouillé au plus profond de moi de quoi la rendre belle, neuve et vivante, ayant subi quelques attaques, je me suis écroulée.
Dans l’incapacité totale de la moindre pédagogie voire du moindre partage, par incompréhension mutuelle, et après avoir fait le tour de tous les possibles, le vide est une souffrance qui rêve de sagesse...