@philouie
Je ne pense pas que c’est cela sa conclusion. Mais j’ai lu ce livre il y a plus de 30 ans.
Quand la dernière violence se répandra sur la société comme une épidémie, que tout le monde verra en son voisin un ennemi à tuer avant qu’il ne vous tue et que l’on n’aura plus la protection du sacré (parce que le mécanisme de la victime émissaire sera définitivement cassé), alors, au paroxysme de cette psychose collective, il suffira qu’un homme, un seul, cesse d’imiter tout le monde dans la violence pour que tout le monde se mette à l’imiter. Ce sera une espèce de retournement du cerveau humain avec des conséquences insoupçonnables. C’est en cela, je crois que constitue l’utopie chrétienne selon Girard. Mais c’est peut-être moi qui ai extrapolé.