-A mon avis, la question de savoir si la hiérarchie est un fait naturel
ou une construction n’est que d’une importance secondaire pour savoir vers quoi
nous voulons faire évoluer la société, à moins de penser que notre seule chance
de salut soit de revenir au modèle des sociétés dites primitives. Les
dimensions de nos sociétés, ainsi que leur développement technologique,
interdisent un retour à l’état dit primitif et à la collectivisation des
activités, et cela ne vaut pas seulement pour l’âge actuel, mais était déjà
vrai du temps de Sumer. Par conséquent, en ce qui concerne l’ordre, la question
à se poser concerne davantage la nécessité de l’ordre au sein de nos sociétés,
plutôt que son origine naturelle ou culturelle.
------> Je suis partiellement
d’ accord.
Je
suis d’ accord avec le fait que le retour à l’état primitif est impossible (celles
qui persistent aujourd’hui sont d’ ailleurs entrain de mourir, c’est triste
mais c’est ainsi) , un projet politique de la sorte serait aussi délirant que
la république de Platon.
La
hiérarchie est donc notre réalité, qu’elle soit naturelle ou culturelle n’y
change rien, il va falloir faire avec.
Par
contre, là ou le débat sur la hiérarchie devient important, c’est au niveau de l’idéal
que nous avons tous de la société. Les idéaux sont irréalisables néanmoins les
projets politiques, même dans leurs réalisations concrète essaient tant bien
que mal de s’y conformer.
De
nos vues très opposés de la hiérarchie
découlent des idéaux sociétaux très différents :
-pour
celui qui considère que la hiérarchie est une donne naturelle et universelle, il
en tirera une perception positive et en escomptera beaucoup, les enjeux politiques pour lui se
résumeront à fonder la meilleure hiérarchie possible, son tempérament
politique sera décrit comme
aristocratique.
-Pour
celui qui considère que la hiérarchie est une donne culturelle socialement
construite à un moment donné de l’histoire, il en tirera une perception
négative et la craindra comme la peste , les enjeux pour lui se résumeront à fonder les meilleurs contre pouvoirs
possible , pour résister aux danger hiérarchiques et permettre dans la
mesure du possible l’ existence d’ une
expression politique populaire , son tempérament politique sera décrit comme
démocratique.
Il y’ a donc des manières différentes d’aborder
les choses, selon la conception que l’ on a de la hiérarchie.
Heureusement,
ces antagonismes peuvent déboucher sur
un consensus, un système synthèse dans lequel chacune des deux tendances
trouvera satisfaction : c’est le régime mixte.