@maQiavel
Reste mon obsession du nombre. Car en l’état actuel des choses, ce sont les plus nombreux qui façonnent l’identité de groupe. Or les morts sont les plus nombreux et il n’est pas certains que les vivants soient, eux, suffisamment nombreux pour éveiller les âmes susceptibles de ressusciter.
Ce constat est d’autant plus difficile à faire que s’attaquer au nombre, c’est s’attaquer à tout un inconscient collectif regroupant pêle-mêle "peuple", "droits", "liberté", "égalité" et "démocratie". L’idée que le marché se nourrit de l’égalitarisme pour reproduire des hiérarchies à la sauce marchande est une analyse qui passe très mal. On préfère se dire que la démocratie est en panne parce que le capitalisme lui fait des misères. C’est beaucoup plus vendeur...