@Qaspard Delanuit
L’exemple de la pierre chez Spinoza sert à montrer que nous confondons généralement la liberté avec la conscience de nos appétits. Nous désirons quelque chose, nous savons que nous le désirons, et à cause de cette connaissance nous croyons que ce désir provient d’un choix libre, alors que, comme pour la pierre, celui-ci est causé uniquement par 1) notre nature, 2) les conditions extérieures. Pour Spinoza, ces deux éléments sont entièrement déterminés car enchaînés aux causes qui les ont produites par une nécessité inébranlable (et qui remonte jusqu’à Dieu). L’hypothèse, pour absurde qu’elle soit, ne sert qu’à mettre en valeur cela, par analogie.
Cela dit, pour Spinoza, nécessité et liberté sont équivalentes.