@Éric Guéguen
je trouve que le mot "marketing" que vous utilisez pour désigner la base de l’action politique est un édulcorant qui sous-entend que le politique doit "vendre" ces idées aux moyens d’un packaging or c’est beaucoup plus que cela.
Le mot de propagande de Bernays est plus approprié bien qu’il reste encore en deçà de ce dont il s’agit.
Parce que la réalité est que "l’ingénierie sociale" dont il est question, est de l’infra-politique dans le sens qu’elle précède l’action politique et demeure cachée.
Il suffit de voir que l’ultra-bourgeoisie a plus avantage à acheter des journaux et des médias de masse que des hommes politiques et des partis.
C’est dire que le contrôle de l’opinion par les mass-médias n’est pas du ressort des politiques mais du ressort de l’ultra-bourgeoisie possédante.
Le cas du mariage pour tous est un bon exemple : quand il arrive sur la table et que le président déclare vouloir faire une loi qui de toute façon sera faite, il n’a pas été précédé d’un débat politique mais par une propagande médiatique en d’autres lieux que le lieu du politique , par exemple au cinéma avec des films homophiles.
Mais à aucun moment, cette propagande médiatique ne dit son nom, ni ne s’identifie.
C’est un sous continent du monde politique, invisible mais décidant, et avançant non pas en proposant un discours raisonné tel que devrait le tenir le politique mais en modifiant l’imaginaire au moyen de l’information mais aussi de l’art et du spectacle.