On retrouve ce même schéma à travers l’énigme du Sphinx (qui
marche à quatre pattes, puis à deux puis à trois). On est fait des quatre
éléments, on doit faire un travail sur notre aspect dipôle, pour retrouver
l’accès direct à la trinité.
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Cette distinction entre corps/âme/esprit, qui semble au premier abord
radicale, indique en réalité un chemin à suivre...
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Mais tout cet enseignement est voilé chez nous, ce n’est
guère pratique ! Il y a vraiment de quoi s’arracher les cheveux pour comprendre
l’interaction entre matière et esprit. Les Chinois sont beaucoup plus clair sur
la question. Le vide (anagramme de Dieu) est plein d’énergie, c’est le qi. Ce concept de base dévoile, mine de rien, un secret de polichinelle : la quintessence. La
cinquième essence est intimement liée aux autres éléments (c’est aussi
les cinq éléments, ou agents en Chine). Qu’est-ce qu’on nous nous dit ? Et bien
le ressort du principe vital, autrement dit l’âme
il ne faut pas la chercher bien loin, elle est là. Elle est le monde : la
combinaison, l’interaction des différents états de l’énergie (incluant
la matière, l’âme à tiers).
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Quand le qi est concentré (...), un
travail sur "l’essence" jing peut être amorcé. Le jing n’a
rien de métaphysique, à la base c’est la partie la plus dense du corps
(qu’est-ce que c’est, où c’est ? Dans les os, le sacrum ? bonne question...) ; c’est la
partie matérielle du principe vital. Comment est-il possible d’effectuer un
travail sur ce qui est opaque, en apparence inaccessible ? En “labourant”, en
travaillant avec le yin yang. Deuxième secret de polichinelle : c’est
le solve et goagula : le travail sur
le souffle au demeurant (autrement dit sur l’âme). Ça équivaut aux pratiques
alchimiques ou qigong (littéralement
le travail sur le qi).
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Le travail sur le jing, lorsqu’il
est bien mené, débouche sur la naissance du shen ? l’esprit, l’intellect. La première graphie de shen est très
belle et figure "de manière symbolique" l’union du Ciel et de la
Terre, ou le tonnerre selon les interprétations. (On s’est empressé de rajouter
la clef de l’ancêtre, mais ça c’est pour des raisons politiques assez peu
reluisantes...) Le Shen c’est, pour
reprendre Tchouang-tseu, ce qui fait que lorsque quelqu’un tombe d’un char
lancé à pleine vitesse, mais en étant bien bourré, celui-ci a des chances de ne
pas se blesser. Ou pour prendre une image plus simple, c’est la partie qui est
mobilisée lorsque tu tombes sur la glace, et qui peut faire parfois des miracles (on va écourter ici
sinon...)
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La relation
corps/esprit dans tout ça ? C’est strictement séparé comme la science moderne a
voulu le faire croire (aux profanes) ? Les Chinois sont beaucoup plus nuancés.
Le corps est intimement relié à l’esprit... selon le modèle grossièrement
esquissé plus haut. On a un certain capital de départ, dans tous les domaines :
on a un corps, une ruche (fabriqué par le qi
et ses différentes manifestations), cristallisé par le mécanisme secret matériel, les
abeilles ou le principe vital, qui est planqué au coeur de notre enveloppe
charnelle, et un esprit, le miel (en plus ou moins grande quantité
) . Mais
l’objectif idéal est de faire fructifier tout ça, d’avoir un rendement de miel
lucratif. Le tout tient à travers la manière dont on travaille avec l’aspect
dipôle de l’Être, qui peut soit hâter la dégénérescence de l’individu, soit la
ralentir... soit... faire des miracles !
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Tout est interconnecté
certes, l’essaim d’abeilles construit sa ruche, son miel... mais l’âme et l’esprit ont une place
maîtresse, car si le corps ou la ruche cherche un fonctionnement optimal, l’harmonie, c’est en sachant effectuer un
savant mélange entre ces deux principes (âme et esprit), qui doivent être nommés et matérialisés pour pouvoir être manipulés.
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Si
l’on suit strictement ce raisonnement, d’autre part, ce n’est pas le
corps qui est premier, mais l’âme... (c’est le moment d’aller chercher
son aspirine
)
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Bien à vous, je vous souhaite d’être trois et quatre fois heureux !