Concernant la partie
analytique de cette vidéo, quasiment d’accord avec tout.
« Quasiment »parce
que j’ai tout de même un gros désaccord : le fait que les républicains
aient conquis la chambre des représentants et le sénat ne donne pas tous les
pouvoirs à Trump. Il faut se rappeler que l’appareil de ce parti lui a toujours
été hostile, il n’y a aucune raison pour que ça change. Je pense qu’il y’a une
possibilité d’une crise de régime, surtout si les républicains s’opposent au président qui
a été élu avec leur étiquette, ça peut faire imploser le système bipartite et
révéler à l’américain moyen l’existence
d’un système d’alternance unique organisé en “parti unique” avec l’aile gauche
(les démocrates) et l’aile droite (les républicains) , le processus politique deviendrait
manchot et donc plongé dans une crise institutionnelle.
Maintenant, on va voir la
mutation du « Trump candidat » en « Trump président ». Le
principal paramètre qu’il faudra analyser, ce sera l’équipe qu’il mettra en
place. En toute logique, il offrira des postes aux caciques de l’establishment
qu’il n’a pourtant eu de cesse d’attaquer pendant la campagne car Trump est
avant tout un pragmatique : il cherchera à ne pas s’aliéner les deux chambres
pour pouvoir mener sa politique sans être bloqué. Ce qui va satisfaire l’establishment
qui va se convaincre que le bonhomme est contrôlable et qui va sans doute écœurer
les électeurs de Trump qui vont accuser ce ralliement aux élites de trahison. Mais
tout le problème est là : Trump n’est pas contrôlable
, au regard
de son caractère et de sa personnalité, c’est une bête indomptable qui voudra réellement
commander.
C’est vraiment tout l’intérêt
de son élection pour les peuples qui aspirent à la souveraineté : elle va
foutre encore plus le bordel au sein du système impérial américain qui
était déjà dans une crise profonde. 
Pour ce qui est de l’UE, je
suis assez d’accord avec FA, on peut se retrouver dans une situation cocasse
analogique de celle qu’ont vécu les pays vassaux de l’union soviétique pendant
la perestroïka, le parallèle est très bien trouvé. Finalement, les nations
Européennes peuvent se défaire de leur vassalité vis-à-vis du suzerain
américain sous l’impulsion d’une UE révolté contre la politique du nouveau locataire
de la maison blanche. Si ce scénario se réalise, ce sera à mourir de rire, on
serait à front totalement renversé : les élites bureaucratiques
Européistes deviendrait anti-américaines et les souverainistes deviendrait
pro-américains. 
Les quatre prochaines années
seront passionnantes. 