Il y’a une
constante dans les critiques qui sont faites à Asselineau, c’est l’idée que ce
n’est pas un bon vendeur de lessive comme l’exige la compétition à l’élection dans
notre système médiatico-électoraliste. C’est tout à fait vrai, de ce point de
vue là il est très mauvais. Personnellement, je m’en fiche un peu parce que d’une
part je n’ai jamais cru qu’il allait être élu et que d’autres parts je conchie
ce système médiatico-électoraliste qui est d’une médiocrité insondable (j’ai
déjà dit à plusieurs reprises pourquoi).
Donc, on le
critique sur les questions de formes et c’est compréhensible car la forme
constitue à peu près 99 % de l’élection. Pour moi , c’est bien ça le problème ,
non pas que je souhaiterais que l’élection se joue exclusivement sur le fond , bien
sur que la forme a son importance mais
là, on en est au point ou il n’y a quasiment plus que ça , passe à la trappe
l’information sur les programmes et l’enquête sur la fiabilité de leur
réalisation, l’examen comparatif et approfondi des prises de positions, l’étude
des arguments et des trouvailles, l’analyse de la cohérence idéologique, tout
cela est enseveli par du journalisme de commentaire des postures
communicationnelles et des sondages. C’est un show dépolitisant.
C’est
pourquoi je pense que l’UPR devrait cesser de courir après l’élection pour se
limiter à un rôle de think thank, ça évacuerait déjà toutes les critiques sur
la forme et les focaliseraient sur le fond et là ce serait bien plus intéressant
…
Et là on
verrait que si l’UPR a échoué électoralement, elle a très bien réussit sur d’autres
plans. Tant que l’UPR et Asselineau continueront de chercher à se faire élire par les masses ,
ces réussites seront dissimulées par les échecs électoraux …